« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

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Des nouvelles de Quentin

25 Octobre, cela fait bien longtemps que je n’ai pas envoyé de nouvelles.

Par où commencer? La vie à Li Po Chun est tellement captivante, je ne pourrais tarir d’anecdotes à raconter, de rencontres à décrire, d’aventures à narrer. J’ai deux nouveaux colocataires, Thabo du Lesotho et Calvin de Hong Kong. Je les aime bien, surtout Thabo, il est très différent et j’ai beaucoup à apprendre de son mode de vie.

Le premier semestre de la deuxième année est très difficile, ce n’est pas une légende; pour moi qui suivait la procédure anticipée de candidature pour l’université de mes rêves, la tâche n’a pas été simple. Mais ça y est, c’est parti hier, je croise les doigts maintenant.

La semaine Chinoise pour les premières années commence lundi. Sur les 7 voyages originalement proposés, seulement 5 sont maintenus, car beaucoup de premières années n’ont pas pu avoir de visa. Pourquoi donc? Le parti communiste Chinois délibère en ce moment pour choisir un nouveau leader et la situation est tendue; la paranoïa concernant les émeutes est déraisonnée.

Pendant cette semaine, donc, je pense explorer Hong Kong. Non pas le centre ville, ses gratte-ciels colossaux et ses centres commerciaux ahurissants, mais plutôt la vraie Hong Kong, celle des îles, des jungles luxuriantes, des parcs volcaniques. Avec mon amie Paula (Mexique), nous nous sommes fixés un objectif d’une randonnée par jour. Comment ai-je pu vivre dans cet endroit si longtemps sans véritablement le connaître?

Je suis sur un projet en ce moment, avec mon ami et ancien deuxième année Mustafa (Irak), qui vit maintenant aux Emirats Arabes Unis. Une campagne de levée de fonds pour un orphelinat à Baghdad, mais cette fois-ci avec des objectifs plus sérieux. J’ai fait imprimer une centaine de t-shirts que mes camarades ont achetés, avec le message « We are Baghdad » dessus. C’est déjà une somme d’argent non négligeable qui va partir directement à l’orphelinat. Mais de plus, Mustafa a un ami à Dubaï qui est réalisateur, et mon travail sera de lui envoyer des enregistrements vidéo de mes camarades plaidant pour cette cause pour qu’il en fasse une vidéo de campagne. Pourquoi donc? Car Mustafa est en contact avec une journaliste très intéressée, et cette vidéo pourrait se répandre sur des télévisions arabes avec comme objectif d’attirer de potentiels riches donateurs. En effet, le point fort de cette vidéo est l’aspect fantastique de UWC: le monde rassemblé dans une école, plaidant pour une cause.

Je me suis cassé un orteil hier, c’est embêtant car j’ai une course-relai sur 24 heures de prévue pour dans un mois, avec pour objectif de lever des fonds pour une association combattant l’esclavage moderne et le trafic de personnes.

J’ai tellement de choses à raconter, mais je vais essayer de couper court et de vous laisser avec une dernière histoire, encore une fois témoin d’une vie d’étudiant à Li Po Chun.

En septembre, à l’occasion du 50ème anniversaire du mouvement UWC, j’ai organisé avec Tiffany (Hong Kong) et Jason (Australie) une simulation virtuelle des Nations Unies. Au terme d’un travail acharné, nous avons réussi à connecter, pendant 7 heures, 9 des 12 écoles dans trois comités des Nations Unies présidés par des élèves de Li Po Chun. Durant cette conférence, des élèves de nations différentes, depuis les quatre coins du monde, représentaient des pays n’étant pas les leurs dans des débats sur des problèmes globaux, cherchant à atteindre des consensus sur la façon de traiter les maux de notre monde. Malgré le stress et les imprévus, la conférence avança de manière fluide et les discussions furent à la fois productives et édifiantes. Quel soulagement pour nous trois, après tant de temps et d’efforts investis!

Sur ces mots, je vous quitte, retournant à cette vie folle qui ne sera plus mienne pour très longtemps. Je vous écrirai bientôt!

Quentin.

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UWC a 50 ans!

« Happy Birthday to youuuu! »

Un groupe hétéroclite s’étalait sur la plus longue table jamais vue par le Café de l’Industrie, parlant tantôt l’anglais, tantôt le français, tantôt l’espagnol, tantôt toute autre langue jugée adéquate par les interlocuteurs concernés…

« Happy Birthday to youuuu ! »

Panaché d’âges, de complexions, de centres d’intérêts, le rassemblement intriguait beaucoup ses voisins, beaucoup plus homogènes à leurs tables respectives, beaucoup moins sonores aussi.

« Happy Birthday to youuuu… double-U C ! »

Des hugs d’une spontanéité terrifiante, des exclamations de surprise, des retrouvailles tant espérées, des discussions enflammées, un maelström de stimulus de tous types.

« Happy Birthday toooooo youuuu… »

Des applaudissements. Des sourires. Une espèce de bonheur qui transpirait de l’atmosphère. Quelque chose de tout à fait irrationnel. Quelque chose de presque monstrueux pour les non-initiés. Une nouvelle bouffée d’un oxygène trop rare pour les initiés.

Le cinquantième anniversaire d’UWC en France, brillamment organisé par Hugo Passarello Luna, eut lieu le vendredi 21 septembre 2012 entre 20h et 2h du matin pour les plus tardifs. Il regroupa une trentaine d’anciens élèves des Collèges du Monde Uni, et presque autant de nationalités. Il permit à tout un chacun de vérifier que la magie UWC opérait encore après tant d’années (ou si peu, pour les plus jeunes d’entre nous). Il permit également une piqûre de rappel des valeurs des Collèges, de nos engagements sur le long terme en tant qu’anciens élèves. Il permit enfin un excellent moment passé tous ensemble, le renforcement d’anciens liens, et la création de nouveaux rapports amicaux voués à porter des fruits et, espérons-le, des projets pour ramener le monde vers la vision que nous avons pour lui.

Il y aura d’autres rencontres, d’autres échanges, d’autres plans tirés sur la comète dans la capitale très bientôt, et ce sera avec plaisir que nous vous accueillerons si vous êtes de passage par Paris, vous qui êtes, de près ou de loin, liés au mouvement UWC.

Laure, LPCUWC’11

Espoir

"Espoir"

Merci Quentin!

Des nouvelles de Nasser, de Hong Kong

Lorsque j’ai décidé de postuler pour l’UWC, il y a plus d’un an maintenant,  je n’avais aucune idée que ma vie allait changer si rapidement.

Ma perception du mouvement de l’UWC, comme pour la plupart des gens en France, était très superficielle, et les informations que j’avais accumulées par le biais de l’internet étaient trop utopiques pour être vrai. Tout semblait indiquer que c’était un monde parfait. J’étais certes très impressionné mais aussi sceptique.

Après avoir été sélectionné, j’ai traversé une longue période de réflexion. Etais-je prêt à quitter la maison, partir à Hong Kong, dans un environnement dans lequel je ne connaissais personne et vivre avec des gens de plus de 82 nationalités différentes ? Apres de longues conversations avec des anciens élèves ainsi que ma famille, j’ai décidé de partir. Je ne savais pas si j’étais prêt mais quelque chose me disait que c’était la chose à faire. Aujourd’hui, je ne le regrette absolument pas !

Avant mon départ, les gens me disaient que j’allais revenir avec des amis de tous les coins du monde. Evidemment, à l’époque, je disais que ce n’était pas possible. Actuellement, un de mes meilleurs amis est népalais et l’autre est zimbabwéen.

Mon expérience dans le monde de l’UWC est un sentiment très difficile à décrire. C’est voir des gens stéréotypées par notre société comme «bonnes ou mauvaises» et être surpris. C’est constater que le monde n’est pas un endroit affreux, mais un endroit extraordinaire où tout le monde a une chance de se prouver. C’est savoir que l’existence de conflits n’est qu’un choc de cultures. C’est apprendre a se connaitre et partager mais c’est aussi un endroit pour apprendre et étudier.

Mais alors vous me demanderez ce que c’est que le mouvement UWC exactement. Et je vous dirais que je ne sais pas.

Le mouvement UWC est très difficile à expliquer. C’est un mouvement avec une idéologie très ample et profonde. Il est impossible de parler de l’idéologie en un mot ou une phrase car L’UWC est beaucoup plus que cela. C’est là que vous apprenez à vivre et à construire un avenir. C’est la que vous apprenez à partager, à connaître et à explorer. C’est à L’UWC que je me suis rendu compte de comment les choses fonctionnent réellement dans le monde, sans intermédiaires, pas de journaux, juste des expériences personnelles.

Nasser, 2ème année à UWC Hong Kong

 

Mon voyage UWC – par Alice

J’aimerais comparer UWC à un voyage en avion. Aujourd’hui en rentrant à Paris après mon premier trimestre à Atlantic College cette idée m’est venue en tête.
Quand on prend l’avion, tous les passagers arrivent d’endroits différents. Souvent j’aime essayer de comprendre d’autres voyageurs, me demander d’où ils viennent, ce qu’ils font, où ils vont. On arrive à la porte d’embarquement et malgré soi, sans vraiment faire attention on remarque les différentes personnes qui sont là. Les familles, les groupes d’amis, les personnes en voyage d’affaire. On retrouve ces personnes là dans l’avion, parfois on les entend parler au téléphone avant de décoller, ou parler entre eux, on ne sait pas ou ils vivent, on ne sait rien sur leur passé ou leur futur mais on en sait un peu plus sur eux. Ce qu’on a en commun c’est ce vol. Puis on atterrit, de nouveau des coups de téléphones, une sorte de sentiment d’excitation d’être arrivé a destination. Tout le monde s’empresse de sortir. On se retrouve à la livraison des bagages, ou on en apprend souvent un peu plus sur les voyageurs en voyant les différentes tailles de bagages. Puis, finalement on sort de l’aéroport où on peut voir les touristes, ceux qui sont attendus par des amis, de la famille ou d’autres par des compagnies organisant un voyage d’affaire. Pour la plupart c’est la dernière fois qu’on les verra. Tout le monde retournera chez soi éventuellement. Chacun dans une direction différente. Peut être que par chance on recroisera un de ces passagers un jour, dans un aéroport ou autre part, sans les reconnaître. En tout cas nos familles, nos amis qui nous attendent à terre et qui n’ont pas pris l’avion avec nous ne connaîtront jamais ces voyageurs, ne sauront pas ce qu’on a remarqué chez eux.
J’ai l’impression qu’UWC c’est, dans une plus grande échelle, un peu comme un voyage en avion. Ma promotion est un groupe de 180 voyageurs cette année à Atlantic College, venant de passés, d’endroits très différents, avec des buts très différents. Ce qu’on a en commun c’est d’avoir décidé de prendre ce vol de deux ans, de faire ce voyage. A la fin du premier trimestre je pense que je suis après le décollage, au moment l’avion est en l’air, relativement stable, et où le signe indiquant d’attacher sa ceinture vient de s’éteindre. Je me rappelle de l’embarquement, le premier jour à AC ou j’ai rencontré ceux qui allaient vivre avec moi ce voyage. Déjà je me posais des questions sur eux, je me demandais de qui est ce que j’allais me rapprocher, ceux que je connaitrais le mieux. Puis nous avons eu deux semaines d’introduction sur le déroulement de la vie au collège, sur les règles et des évènements pour apprendre à se connaître. Un peu comme l’introduction et les consignes de sécurité des hôtesses de l’air. Puis pendant plus d’un mois tout était nouveau, je ne savais pas où donner de la tête, tout était très excitant et parfois impressionnant, le décollage. Je commence seulement à m’habituer, avoir un début de routine, de quotidien fait quand même d’évènements toujours nouveaux.
Les deux prochains trimestres vont être aussi intense différemment du premier, jusqu’au dernier, la dernière ligne droite jusqu’à l’atterrissage. J’essaie de ne pas encore trop penser à la fin du voyage maintenant, le monde est grand mais je sais qu’il est plein d’occasions ou je pourrais revoir les amis que je me suis fait ici et que je vais me faire.
Pour l’instant en tout cas le vol se passe très bien dans l’ensemble avec comme toujours quelques petites turbulences mineures qui font partie du tout. Ce que je sais c’est que j’ai hâte de vivre la suite du voyage et d’apprendre à connaître encore mieux les autres passagers.

Gautier – DEJA 3 MOIS!

Gautier-UWC France

« Waouh! Cela fait seulement trois mois que je suis ici! » Le train de vie aux UWC, est très rapide. Mon premier trimestre est passé à une vitesse fulgurante. L’hiver arrive doucement avec les dégrés qui chutent. L’ambiance continue cependant d’être aussi bonne, avec tout le monde qui s’entreaide pour réviser les tests de fin de trimestre. Les cours, eux, deviennent de plus en plus difficiles, en particulier le cours de maths haut-niveau dans lequel nous recevons des exercices de compétition, pour aider à mieux nous préparer pour les examens de l’I.B.

Coté activités extra-scolaire, j’adore mes C.A.S. (Créativité, Action, Service) qui se requiert pour le programme. Pour ma créativité j’ai MUN (model des United Nations), où on débat des problèmes internationaux tout en respectant les mêmes règles que les Nations Unies. J’ai aussi Médiation (où une personne, le médiateur, est mis entre deux parties d’un conflit et a comme but de le résoudre), et échecs. Comme activité d’Action, j’ai pris rugby, qui de plus en plus intense chaque dimanche matin. Et pour finir, mon activité de Service, et Écologie. En Écologie, on organise le système de recyclage pour l’école, et on s’occupe de trouver des manières d’aider notre communauté, comme par exemple en organisant un « Community Care Day », jour de grand nettoyage de la ville.

Sinon, vivre en Bosnie-Herzégovine, et étudier au UWC Mostar, m’a aussi donné pleins d’opportunités de voyager. Par exemple, J’ai été choisi pour allez a Genève pour une conférence MUN.  Le week-end dernier, je suis parti en Croatie, à Zagreb, pour visiter. C’était une expérience géniale. Pour ma « Project Week », je suis parti en Slovénie, et pour une autre occasion, à Sarajevo.

UWC MOSTAR

« Community Care Day »

Eliott au Canada

Eliott promo 2011-2013

Voici deux semaines que je suis à Pearson College, et je dois dire que je m’y plaît de plus en plus !

Tout d’abord, tout le stress d’avoir changé d’école et d’environment est parti car tout est mis en œuvre afin de mettre les 1ers années ( Tout ceux arrivés cette année) à l’aise. Les 2eme années sont tous très accueillants et amicaux, ce qui aide grandement. Ici, à Pearson College, nous sommes tous logés dans des maisons qui comprennent 16 chambres de 4. Les maisons sont: Calgary House, East House, Japan House, McLaughlin House et Victoria House ( la mienne). On fait plein d’activités entre les « House », ce qui permet de rencontrer tout le monde sur le campus.

Au niveau des cours, ce que je trouve le plus agréable, c’est que nous sommes très peu par classe, entre 8-14 pour mes classes. Passant du système français où nous étions entre 30 et 35 par classe, ça fait une grosse différence au niveau de la compréhension des leçons car le proffesuer à le temps d’expliquer clairement le contenu du cours, et non pas de le survoler. Si j’ai pas compris la leçon, je peux aller parler à mon professeur hors-cours, car il habite sur le campus ! C’est vraiment un avantage, et je compte en profiter au maximum, car ce n’est pas tous les jours que l’on peut allez discuter de la leçon du jour en buvant du thé chez son professeur !

Au niveau sportif, le college est très bien organisé: on peut faire de nombreux sports de mer, comme de la voile, du kayak de mer, du canoë, ainsi que de nombreux sports terrestres, comme du football, du rugby, du basket et plein d’autres. Il y a également une grande piscine ainsi que une gym bien équipée, de quoi occuper son temps libre.

Pour résumer tout sa, je me plaît beaucoup ici, je m’amuse beaucoup, et je vais tout faire pour que cette mentalité reste pour les deux ans où je vais rester ici !

Eliott Sacau.

Eliott - Pearson College