« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

Archives de la catégorie ‘Nos élèves’

UWC, pourquoi seulement deux ans? Sarah, à Mostar.

Souvent, il m’arrive d’avoir des moments de pensées profondes, et des discussions avec mon amie Lushik. Tout est de passage ici. Mais quel est le sens de la vie, pourquoi est-ce que le monde cherche compliqué lorsqu’il peut faire simple? Oui, toutes sortes de réflexions traversent mon esprit.
Ici, on se pose constamment des questions, sur la vie avec les autres, sur les amitiés créées, sur le futur, nos choix, nos indécisions, nos doutes. On est ammené à se remettre en question et on gagne en maturité sans s’en rendre compte. Pour ceux qui connaissent le système, oui j’ai commencé à avoir des cours de TOK (Theory of Knowledge) mais ca n’a rien à voir! 😉
Une chose est sûre: notre aventure ici est une aventure limitée à deux ans. Cela paraît long, mais ca passe vite. Et en un clin d’oeil, on passe nos premiers examens, on arrête de se plaindre que la douche est froide, on prend nos habitudes et nos repères.
Mais quel rôle jouons-nous après ces deux ans dans le monde? Qui sait. Une chose est sûre: les valeurs apprises ici grâce aux diveres expériences, que ce soit la vie en communauté ou les semaines de projets ou encore les voyages avec des élèves de six nationalités différentes, nous guident et nous influencent.
La beauté de UWC est justement la période de notre vie durant laquelle nous vivons dans un autre pays, avec d’autres élèves venant de contextes sociaux, culturels et politiques différents. Nous avons le temps de faire des erreurs, d’essayer des nouvelles choses, de changer de direction, de se perdre et se retrouver…et tout cela, sans être seuls!

Je souhaite à chacun de vivre cette aventure, sûrement pas toujours facile ou amusante, mais carrément enrichissante et tout simplement indescriptible! Bonne chance aux candidats qui postulent pour l’année scolaire 2013/2014 🙂

Sarah

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Des nouvelles de Quentin

25 Octobre, cela fait bien longtemps que je n’ai pas envoyé de nouvelles.

Par où commencer? La vie à Li Po Chun est tellement captivante, je ne pourrais tarir d’anecdotes à raconter, de rencontres à décrire, d’aventures à narrer. J’ai deux nouveaux colocataires, Thabo du Lesotho et Calvin de Hong Kong. Je les aime bien, surtout Thabo, il est très différent et j’ai beaucoup à apprendre de son mode de vie.

Le premier semestre de la deuxième année est très difficile, ce n’est pas une légende; pour moi qui suivait la procédure anticipée de candidature pour l’université de mes rêves, la tâche n’a pas été simple. Mais ça y est, c’est parti hier, je croise les doigts maintenant.

La semaine Chinoise pour les premières années commence lundi. Sur les 7 voyages originalement proposés, seulement 5 sont maintenus, car beaucoup de premières années n’ont pas pu avoir de visa. Pourquoi donc? Le parti communiste Chinois délibère en ce moment pour choisir un nouveau leader et la situation est tendue; la paranoïa concernant les émeutes est déraisonnée.

Pendant cette semaine, donc, je pense explorer Hong Kong. Non pas le centre ville, ses gratte-ciels colossaux et ses centres commerciaux ahurissants, mais plutôt la vraie Hong Kong, celle des îles, des jungles luxuriantes, des parcs volcaniques. Avec mon amie Paula (Mexique), nous nous sommes fixés un objectif d’une randonnée par jour. Comment ai-je pu vivre dans cet endroit si longtemps sans véritablement le connaître?

Je suis sur un projet en ce moment, avec mon ami et ancien deuxième année Mustafa (Irak), qui vit maintenant aux Emirats Arabes Unis. Une campagne de levée de fonds pour un orphelinat à Baghdad, mais cette fois-ci avec des objectifs plus sérieux. J’ai fait imprimer une centaine de t-shirts que mes camarades ont achetés, avec le message « We are Baghdad » dessus. C’est déjà une somme d’argent non négligeable qui va partir directement à l’orphelinat. Mais de plus, Mustafa a un ami à Dubaï qui est réalisateur, et mon travail sera de lui envoyer des enregistrements vidéo de mes camarades plaidant pour cette cause pour qu’il en fasse une vidéo de campagne. Pourquoi donc? Car Mustafa est en contact avec une journaliste très intéressée, et cette vidéo pourrait se répandre sur des télévisions arabes avec comme objectif d’attirer de potentiels riches donateurs. En effet, le point fort de cette vidéo est l’aspect fantastique de UWC: le monde rassemblé dans une école, plaidant pour une cause.

Je me suis cassé un orteil hier, c’est embêtant car j’ai une course-relai sur 24 heures de prévue pour dans un mois, avec pour objectif de lever des fonds pour une association combattant l’esclavage moderne et le trafic de personnes.

J’ai tellement de choses à raconter, mais je vais essayer de couper court et de vous laisser avec une dernière histoire, encore une fois témoin d’une vie d’étudiant à Li Po Chun.

En septembre, à l’occasion du 50ème anniversaire du mouvement UWC, j’ai organisé avec Tiffany (Hong Kong) et Jason (Australie) une simulation virtuelle des Nations Unies. Au terme d’un travail acharné, nous avons réussi à connecter, pendant 7 heures, 9 des 12 écoles dans trois comités des Nations Unies présidés par des élèves de Li Po Chun. Durant cette conférence, des élèves de nations différentes, depuis les quatre coins du monde, représentaient des pays n’étant pas les leurs dans des débats sur des problèmes globaux, cherchant à atteindre des consensus sur la façon de traiter les maux de notre monde. Malgré le stress et les imprévus, la conférence avança de manière fluide et les discussions furent à la fois productives et édifiantes. Quel soulagement pour nous trois, après tant de temps et d’efforts investis!

Sur ces mots, je vous quitte, retournant à cette vie folle qui ne sera plus mienne pour très longtemps. Je vous écrirai bientôt!

Quentin.

Peace One Day @UWC Adriatic

Le 21 Septembre, c’est le jour de la paix internationale, c’est à dire que tout les pays dans le monde qui sont en conflit arrêtent leur combat pour 24h pour avoir un jour de paix sans violence et de mort.

Souvent, ce jour est utilisé pour que les blessés puissent être soignés.  L’organisation Peace One Day, qui existe depuis 1999, essaye d’informer le plus de personnes de ce jour de paix dans le monde. Pour faire cela, une célébration est faite.

Ici, à UWC Adriatic, en Italie, on célèbre ce jour. Cette année, les 200 étudiants se sont déplacés dans la ville la plus grande de notre région, Trieste. Là-bas, on a monté un concert avec des danses de touts les continents du monde. On avait aussi de la musique, avec des instruments, et autres. 3 des étudiants ont même crée une chanson avec des paroles très touchantes concernant la guerre.

Avec cet évènement, on a attiré plus de 200 touristes (ce qui nous a fais doubler en nombre !) et locaux qui ont regardé, pris des photos, parlé avec des étudiants, et demandé des informations.

Puis, on a marché dans la partie la plus vive de la ville avec un groupe de musique qui jouait une musique qui devait représenter la paix. On portait les drapeaux de notre pays (à UWC Adriatic, nous avons 80 nationalités !) et avons attiré un grand nombre de personnes. A l’autre ‘piazza’ de la ville, nous avons rencontré un groupe d’une quinzaine de personnes qui, eux aussi, essayait de sensibiliser sur ce sujet. Nous avons fait un cercle autour de la place avec plus de 400 personnes avec tous les drapeaux. La, nous avons fait une minute de silence avec une personne du groupe que nous avons rencontré qui jouait de la trompette avec un hymne de paix pour honorer les morts de la guerre.

Plus d’informations peuvent être trouvée sur http://peaceoneday.org/

Nikita

Le tour du Monde en (moins de) quatre-vingt jours…

Ça y’est. J’y suis. J’ai attendu pendant des mois, j’ai trépigné d’impatience… Enfin ! Duino est génial. Ici, la vie va vite. Une journée est remplie du matin au soir, de 7 heures à 23 heures, et on a l’impression de manquer de temps ; mais c’est vraiment quelque chose de super !

Ici, en une journée, on prend son petit-déjeuner en face d’un Palestinien, on va en cours en marchant aux côtés d’une Mongole, puis on s’assied entre un Congolais et une Russe dans un cours d’italien… On peut prendre un café avec une Mexicaine, ou encore jouer au ping-pong avec un Sud-Africain et une Indienne. Mais le plus extraordinaire est de pouvoir parler avec toutes ces personnes, de leur poser une question, et de toujours recevoir un sourire.

Les cours aussi sont très intéressants, mais on en apprend sûrement autant (ou presque) en discutant avec des amis, qu’en allant en cours. On parcourt le Monde tout au long de la journée, on apprend à dire bonjour dans moult langues.

A UWC Adriatic, on a cette année célébré les 50 ans d’UWC et les 30 ans de notre College. Pour cela, nous nous sommes tous rendus à Médée, une petite commune italienne à quelques lieues de Duino, afin d’assister à la Cérémonie d’ouverture/Anniversaire devant un monument dédié à la paix. Le défilé des drapeaux des 89 nationalités présentes à Duino cette année était très impressionnant !

Nous avons alors pu profiter des talents de nos « secondi » ; Sébastien brandissant le drapeau tricolore, et Marie nous faisant bénéficier de ses talents de chanteuse dans le cœur, qui a interprété entre autres « l’Hymne à la Joie ».

Car ici, tout le monde est très talentueux. Par exemple, pour Peace One Day, on a pu assister à de magnifiques danses, exécutées par nos amis. Un jour, le ministre de l’éducation italienne est venu nous rendre visite, et Mari (Japon) et Andy (Etats-Unis) ont joué du violon : c’était tout simplement époustouflant !

Mais bien sûr, on ne fait pas que faire la fête et écouter des amis jouer de la musique ! (on en joue, aussi… je joue d’ailleurs dans un groupe -pour la première fois de ma vie-, avec un Autrichien, une Indienne, un Malaisien, un Arménien et Equatorien.), Je veux dire qu’on passe aussi beaucoup de temps à travailler.

Si vous lisez cet article, vous avez certainement entendu parler des 3S. Je parlerais même plus des 5S : « Socializing », « Study », « Service », « Sport » et « Sleep » (même si parfois, il est difficile de tous les combiner dans une journée). En effet, ici, on accorde beaucoup d’importance aux activités qu’on qualifierait d’extrascolaires en France. Ici, on appelle ça le « CAS » (pour Creativity, Activity, Service, Créativité, Activité-sportive- et Service-social). Au lieu d’avoir cours de 8 heures à 18 heures, on a cours de 8 heures à 13 heures et, l’après-midi, on fait des activités.

Les miennes sont : faire de la voile, MUN (Model des Nations Unies), et m’occuper pendant une heure et demie par semaine d’une personne handicapée dans le petit village voisin. Je dois bien admettre que la navigation n’est pas très sportive, mais on apprend à avancer en fonction du vent, on découvre les pièges à éviter… Pendant MUN, on découvre les procédures à suivre pendant une conférence des Nations Unies, on apprend à s’exprimer, à défendre une cause devant d’autres personnes, et surtout, on passe de bons moments. Enfin, pendant le service social, on trouve des moyens pour communiquer autrement que par la parole, et on essaie de trouver des activités pour tenter de changer le quotidien d’une personne handicapée. Tout cela ouvre vraiment l’esprit, c’est définitivement une expérience super enrichissant.

Je vais vous laisser, et retourner à mes nombreuses activités. A bientôt !

Hugo

Ma première Project Week! par Sarah

Les Project Week dans un UWC sont là pour nous donner une expérience différente de tout ce qu’on a pu vivre auparavant. Pour moi, ce but a été plus qu’accompli.

J’ai été prévenue lundi à midi que je partais le jour d’après à 6h30 pour Srebrenica jusqu’à samedi. Srebrenica, petite ville en Bosnie-Herzégovine, a été un des lieux les plus horribles durant la guerre civile de 1992-95. C’est là qu’a eu lieu le génocide contre les bosniaques musulmans, organisé par les bosniaques orthodoxes (serbes). Environ 8500 personnes ont été tué en quelques jours, la plupart étant des hommes et garçons entre 11 et 77ans.

C’est très étrange pour moi de juste parler des faits: j’étais là-bas, j’ai vu les maisons encore détruites, j’ai vu les habitants qui ne savent plus sourire, les femmes qui ont tout perdu mais y restent à cause des souvenirs. J’ai vu la misère, la tristesse, la déception, mais aussi tellement de choses positives. Beaucoup de personnes qui ont quitté Srebrenica pendant la guerre y sont retournés plus tard pour recommencer une vie, reconstruire les maisons et redévelopper une petite économie. Plusieurs organisations y sont actives pour encourager les habitants à poursuivre leurs efforts. Il y a même une petite entreprise autrichienne qui s’est formé et qui vend les confitures avec les fruits que les femmes de Srebrenica collectent. Il est temps de faire de la pub: j’ai goûté leurs confitures et elles sont très très bonnes! Allez voir: http://www.hana-srebrenica.com/en/home/

Avec mon groupe (une dizaine de co-years et second-years), nous avons construit une maison en bois pour une famille qui ne peut pas se permettre de payer les frais de construction. C’était génial de voir à quel point on avançait vite et en l’espace de trois jours nous avions tout fini.

Comme je l’ai dit auparavant, cette semaine était pleine d’émotions. Nous avons visité le „memorial“ du génocide, et notre guide nous a expliqué tout le déroulement de la guerre. Lui-même a perdu son frère jumeau et son père durant le génocide, il est l’un des seuls survivants masculins et tremble encore aujourd’hui lorsqu’il repense à ce crime. Nous avons vu un documentaire dans lequel les femmes décrivent comment elles ont perdu leur famille ou encore ont été violées par les soldats…

Mais nous ne sommes pas revenus déprimés, il y a eu beaucoup de moments de rigolade: entre la télévision bosniaque qui est venue nous interviewer et nous a demandé de „faire semblant“ de travailler parce-qu’ils étaient arrivé juste au moment où nous avions terminé, ou encore entre l’interview du prof qui nous accompagnait et tenait fièrement une poule dans ses bras qu’il avait attrapé dans le jardin! 🙂

Je souhaite à chacun de pouvoir vivre une expérience aussi unique, parce-que c’est grâce à ça qu’on devient plus conscient du monde qui nous entoure et c’est à ces moments-là qu’on comprend les valeurs défendues par UWC.

Bises et à la prochaine,

Sarah 🙂

La semaine d’introduction à UCWiM par Maud

Je n’avais jamais traversé l’Adriatique, je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblaient les Balcans, je ne savais pas quoi m’attendre de Mostar, ni de UWC.

Dix jours après mon arrivée, le soir de mon premier jour de cours, voici mes premières impressions.

La Bosnie et Herzégovine est un pays difficile mais magnifique, plein de contrastes et de contradictions, Mostar est une grande ville qui alterne des constructions modernes et des bâtiments détruits, des grands shopping centers et des supermarchés et des petits kiosques et des marchés locaux.

Les deux cotés de la ville sont très différents, la première fois que je suis passée du coté bosniaque, j’ai été surprise par le muezzin, maintenant je passe mes après-midis à marcher entre les résidences, à passer d’un coté à l’autre de la Neretva, qui par les 35-40 degrés habituels de l’été local, semble très attirante.

J’emploie le mot ‘local’ parce que c’est le terme utilisé pour ne pas discriminer les serbes, les croates et les bosniaques en parlant de la langue ou du pays. Les ‘locaux’ se définissent ‘locaux’, ils parlent ‘local’, c’est un peu une façon d’enfreindre les barrières et de ne pas heurter les autres, parce que ici, ça n’intéresse personne si quelqu’un est serbe, bosniaque, croate ou kosovare; les nord-coréens et les sud-coréens déjeunent ensemble, ainsi que les israéliens et les palestiniens…

La vie est un peu frénétique, du moins jusqu’au début des cours, le planning de la semaine d’introduction, qui a en fait duré 10 jours, n’était pas très chargé et nous avions quelques activités et beaucoup de temps libre, que nous avons très vite rempli par une série de cafés et de limonades (fraichement pressées, à la locale!), des jeux dans le parc, des matches de rugby entre résidences…

Aujourd’hui les cours ont débuté et j’ai un free block avant d’avoir deux heures d’économie, je suis partie prendre l’énième limonade avec trois Allemands, dont un est d’origine Sud-Coréenne et l’autre provient d’une minorité chinoise en Indonésie, deux Néerlandais, une Brésilienne, un Israélien et une Autrichienne.

C’est la chose fantastique de UWC: on peut déjeuner entre un Turc, une Georgienne-Israelienne et un Nord-Coréen en discutant de cuisine, prendre un café avec deux Espagnols, un Américain et une Finlandaise et débattre farouchement à propos de Wikileaks et Julian Assange ou regarder un film nouvelle vague avec un Israelien. Nous avions l’intention de regarder tous les films de Godard, en fait, mais nous avons calculé que ça risquerait de nous prendre juqu’à la fin de la deuxième année !

Parfois on se sent un peu perdu dans la foule de personnes, parfois on doit s’isoler un peu pour penser, parce que meme dans les chambres il y a toujours du monde, parfois on se sent un peu nul en parlant avec les autres, qui ont plein de talents et de capacités, mais il y a toujours quelqu’un pour parler en prenant un thé, pour nous remonter le moral. Cette année se présente comme très intense et frénétique, il faut réussir à gérer les cours, les CASes, prendre soin de soi et de ses affaires alors qu’il y a toujours mille personnes, mille projets, mille activités, mille tentations… C’est pour ça qu’on dit qu’il n’y a jamais deux jours pareils à UWC!

Sarah est arrivée!

Dobar Dan!

Je suis une Firstie comme tout le monde nous appelle ici, et je suis partie le mercredi 22août pour UWC in Mostar, en Bosnie-Herzégovine. Je suis partie de l’aéroport de Frankfurt en Allemagne, puis passée par Wien en Autriche, où je suis tombée sur mes co-years d’Angleterre. Puisqu’elles n’avaient pas de tampon officiel de leur ville prouvant qu’elles avaient le droit de voyager sans parents jusqu’en BiH, elles ont dû rester à l’aéroport jusqu’au prochain vol, et j’ai continué mon voyage toute seule.
Arrivée à l’aéroport de Sarajevo, deux Second-years m’ont accueilli gentiment, et m’ont emmené au bus qui nous roule jusqu’à Mostar. Dans le bus, j’ai rencontré Margherita, ma co-year d’Italie.
Dès mon arrivée, j’étais sidérée par le changement de paysages. Les routes sont souvent trouées, certaines maisons sont encore détruites à cause de la guerre 1992-1995. Personne ne porte de casque en moto et des collines énormes très désertes à cause de la chaleur forment un „background“ magnifique. Tellement de choses que je n’ai pas l’habitude de voir en France.
Après deux heures de trajet jusqu’à Mostar et de nombreux virages, montées et descentes, j’ai été déposée devant ma résidence. J’y ai découvre ma chambre que je partage avec deux filles bosniaques et là, l’aventure commence réellement! Des dizaines de noms et de têtes à retenir, et tous de pays différents…
Avec un peu de recul, je peux dire que ce premier jour a été le pire de tous. On ne se sent pas chez soi, et on se dit: „Comment vais-je survivre deux ans ici?“. Mais en fait, les gens sont tellement simpathiques, souriants, et toujours prêts à aider qu’en quelques jours on a déjà sa petite famille.
Voici un exemple: dimanche nous avions le premier karaoké de l’année. Au bout de quelques chansons, l’ambiance devenait déjà plus familière, et vers la fin, tout le monde formait une grande chaîne ensemble et chantait (ou plutôt criait…).
Allez, un autre exemple pour illustrer la „crazy attitude“ des UWCiens: Aujourd’hui, nous avons fait une expérience qui consistait à être le maximum de personnes dans une chambre destinée à UNE seule personne. Résultat: plus de 20 rentrent! Maintenant, je vois ma chambre d’un angle bien différent 😉
Les cours commencent dans une semaine, et je viens de choisir mes matières, que je peux encore changer jusqu’à la fin septembre. Mais même sans cours, je n’ai pas beaucoup de temps pour moi! Les fameux 3S (Socialize, Study, Sleep) sont compliqués à gérer: même sans Study, je n’ai pas le temps de Sleep!

À bientôt!

Sarah