« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

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Le week-end de sélection de l’UWC à Paris est maintenant terminé. par Maëlle

Ça n’a duré que deux jours mais j’ai l’impression d’y avoir passé une semaine ! Quand j’ai reçu le courriel qui m’annonçait que j’étais pré-sélectionnée et invitée à participer à ce week-end j’étais très contente. J’avais réussi la première étape et je devais maintenant donner le meilleur de moi-même.

Étant légèrement en avance, nous avons attendu, mon père et moi, dans le café au coin de la rue. On a ainsi pu voir défilé les autres candidats. L’appréhension était présente chez chacun. L’idée que je me faisais de ces deux jours était vague et au fur et à mesure des étages menant à l’appartement où se déroulait la sélection, mon ventre s’est noué… Cependant c’était très différent de l’image qu’on peut avoir d’une sélection. Les personnes du comité nous attendaient avec le sourire et arborant un t-shirt « UWC France ». L’ambiance était décontractée, beaucoup de candidats étaient déjà là et on a pu discuter avant de commencer les activités prévues.

On a été séparé en deux groupes pour écouter les présentations qu’on avait préparé. Nous avions aussi deux entretiens individuels dans la journée et des jeux où on a pu apprendre à se connaître très vite. Malgré le fait que nous étions tous à « UWC France », j’ai pu constater la diversité et les différences de nos expériences. J’ai été bluffé par la vie de certains de mes camarades : Nikita qui habite à Los Angeles, Lyse qui vit au Burkina Faso ou encore Maud qui vit à Florence et qui parle cinq langues… ! En deux jours j’ai pu apprendre quantité de choses comme des détails sur la vie de Keith Haring ou bien comment vider un oeuf en argile et le recoller, le fait que les Bretzels allemands ont un meilleur goût que les alsaciens (d’après Sarah !)… Je m’attendais à un week-end plus formel mais finalement le comité à réussi à créer une ambiance agréable où chacun à pu s’exprimer. L’appréhension du début a vite disparu et a laissé place à une sensation que j’ai souvent l’occasion de ressentir lorsque je suis avec de la famille ou des amis. Bien sûr, il y avait un peu de stress avant d’aller en entretien ou de se lever devant tout le monde pour faire sa présentation.

Néanmoins, le plus important pour moi durant ce week-end ce fut de ne pas être jugée quelque soit mes opinions ou le sujet de ma présentation. Pour moi, c’est ça l’expérience UWC : Accepter et respecter les différences des autres. J’ai pu être moi-même tout au long du week-end et discuter avec des gens passionnés et intéressés, ce que j’ai beaucoup apprécié. On a mené les activités en groupe, que ce soit des jeux, le ménage, le rangement, la cuisine mais aussi les activités artistiques et en deux jours on a pu créer des liens. Ce week-end de sélection m’a aussi permis de réaliser que le mouvement UWC c’est également du travail à fournir et que ce n’est pas que des copains et des copines. Loin de me décourager, cela a renforcé mon envie de participer à cette aventure ! De plus, la rencontre avec les « vieux » de l’UWC a préciser certains aspects de la vie sur un campus. L’intervention d’un représentant de Sciences Po Paris nous a ouvert des perspectives plus larges (dans le cas où on serait reçu) et pour la vie après l’UWC et après l’IB.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos durant ce week-end faute d’appareil et de portable performant mais j’ai les visages de mes camarades, des lieux ainsi que des organisateurs en tête ! On est le 5 avril et dans à peu près dix jours, après mon retour à Mayotte, je saurais si j’ai la chance de faire partie de cette aventure, de partir au bout du monde et de représenter la France dans un collège UWC. Quelque soit la réponse je garderais un très bon souvenir de ce week-end qui m’a permis de rencontrer des personnes absolument incroyables. Les vingt élèves qui étaient avec moi, les anciens de l’UWC que nous avons rencontrés mais aussi les membres du comité. Je remercie donc le comité UWC France pour ce super week-end.

Maëlle.

Un Weekend de sélection… par Ivan

… Mais pas seulement. Au fond, ce weekend c’était plutôt une «mini- expérience UWC ». Mais il y avait quand même des différences : au lieu d’avoir des gens venant du monde entier, on venait de la France entière (avec quelques exceptions : Etats Unis, Singapour, Mayotte, Irlande) ; au lieu de dormir dans un autre pays, on a dormi au milieu de Paris. Mais c’était quand même un super weekend.

A vrai dire, je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans cet immeuble parisien comme les autres. J’étais stressé. « Activités ? Ca veut dire quoi ça ? Et ma présentation, elle va aller ? Et les autres, ils seront comment ? Pff, j’espère que ça va bien se passer. » Voilà, en résumé, ce qui me travaillait. Mais je n’avais pas de quoi m’en faire : tout le monde était sympa, ouvert. Bien sûr, on ne se connaissait pas encore très bien, donc les conversations n’était pas trop longues et commençaient souvent par « Tu viens d’où ? ».  Mais Corinne a initié des activités pour qu’on se connaisse, et très  vite la glace commença à se rompre. Le weekend de sélection  avait commencé.

Les présentations étaient sur des sujets très divers, et toutes ont suscité des discussions intéressantes. Bien sûr, certaines présentations ont créé des discussions un peu plus animées, comme celles sur la femme moderne dans notre société. Mais toutes étaient aussi intéressantes les unes que les autres, et j’ai appris plein de choses, sur le monde et les autres dans le groupe. En même temps, les interviews se déroulaient. Tout le monde devait aller à deux interviews : un avec deux anciens élèves, Lisa Helen et Jérémie, et un avec Lucie et Gérard. Mais les présentations et interviews n’étaient pas les seules choses qui se sont passées pendant le weekend.

On a aussi fait des activités de groupe, pour voir quel type de personne on est dans un groupe et si on peut coopérer facilement avec d’autres. Par exemple, après le déjeuner (des pizzas, très French), on a fait une activité, « la fonte de la banquise. » On devait essayer de tous aller sur un carré de papier qui rapetissait à chaque tour. On a du faire un peu les acrobates, mais heureusement, personne n’est mort. Une autre activité de groupe, toute aussi dangereuse, était de préparer le banquet des anciens (jouer avec des couteaux, bouger des tables, ah la la, je vous dis pas). Au début, c’était un peu le chaos, mais tout le monde a vite trouvé un boulot, et on a été très efficaces. J’ai été un peu surpris avec ce qu’on a réalisé : un banquet bien présenté avec une variété de plats différents. Le banquet lui même n’était pas une activité de groupe, mais il était aussi intéressant. J’ai eu l’opportunité de parler avec d’anciens élèves de UWC, et d’en apprendre un peu plus sur la vie dans certains de ces collèges.

Un nombre d’activités nous a aussi permis de faire preuve de créativité. Par exemple, après les présentations, on a dû créer des œuvres d’arts qui représentaient UWC. Au début, c’était difficile de ne pas tomber dans le cliché comme les gens se tenant la main debout autour du monde. Mais on a fini par trouver  quelque chose, et en groupe, on est arrivé à quelque chose de bien (c’est un peu compliqué à mettre sur papier). Une autre activité qui a demandé un peu de créativité, (mais surtout de la dextérité) c’était la poterie qu’on a fait le dimanche matin. On devait commencer par faire des œufs d’argile. Mis comme ça, ça a l’air assez simple, non ? Eh bien non. Mon argile est passée du cube, au tas informe, à la sphère presque parfaite, pour finir en croisement entre un œuf de dinosaure et un ballon de rugby. Ensuite, on a du évider nos œufs, ce que j’ai trouvé beaucoup plus facile. Finalement, on a dû faire quelque chose de nos œufs plus ou moins informes, en groupes de quatre ou cinq. C’était assez frustrant mais aussi amusant de se retrouver dans une situation nouvelle, avec que mes mains pour m’aider.

Mais bien sûr, comme toute excursion, vacances, ou fête organisés à l’avance, il y a eu quelques imprévus. Comme la marche entre l’auberge de jeunesse et la rue Chaussée d’Antin, qui s’est avérée être un tout petit peu plus longue que prévue. Au moins, on a vu Paris la nuit (magnifique !) et ça nous a un peu fatigué (on s’est tous couchés à à peu près minuit et demi). Et le matin, en retournant chez goFLUENT, les portes de l’immeuble n’ouvraient pas. Donc on est restés dehors, dans l’air matinal frais… un peu trop frais, à vrai dire. Ça nous a bien réveillés. Tiens, un « imprévu » qui nous a fatigués avant de nous coucher, et un autre qui nous a réveillés le matin…

Finalement, c’est dur de tout dire en si peu de mots (je crois bien que j’ai déjà trop écrit) donc je vais finir en disant trois mots qui résument ce weekend : sympathique, enrichissant, SUPERISSANT.

Ivan

Les sélections par Nikita

Cela ne fait même pas 48 heures que j’ai rencontré vingt nouvelles personnes qui, certes, avaient tous un lien avec la France, mais des origines et cultures différentes. Malgré le peu de temps qui est passé dans le monde extérieur, dans la bulle UWC dans laquelle j’ai vécu moi personnellement, durant ces intenses 30 heures, au moins une semaine est passée. J’ai du mal à me rappeler du moment auquel j’ai rencontré les camarades pour la première fois. C’est un effet incroyable que cela m’a fait, et j’ai vraiment senti que j’ai optimisé la capacité de productivité de ma journée, plus que jamais je n’avais imaginé cela possible dans ma vie.

Durant cette unique rencontre, j’ai pu voir des personnes avec de nombreuses idées et cultures différentes, mais on avait tous un point en commun : on faisait partie de ce mouvement UWC, un mouvement qui rassemble des enfants qui ont envie de faire quelque chose pour  changer ce monde ; des ados qui vont marquer le monde et le changer en un monde meilleur.

Je me suis levé à six heures ce matin-là. Etait-ce le stress, ou était-ce mon « JetLag », « décalage horaire » (j’étais arrivé à Paris de Los Angeles il y a deux jours) ? Je ne le sais pas, mais en tout cas je n’ai pas dormi beaucoup. Quand je suis arrivé, d’autres personnes étaient déjà présentes sur les lieux.  La première activité que nous avons faite dès notre arrivée fut une activité « cachée » ; chacun s’est débrouillé tout seul durant une bonne demie- heure à se présenter sans aucune aide ou instruction, à faire des nouvelles connaissances et être un peu indépendants, c’est-à-dire se faire des amis sans l’intervention de figures d’autorité. Ceci fut une bonne activité car nous étions tous nouveaux ; personne ne se connaissait, donc c’était un fresh-start. Après nous nous sommes séparés en 2 groupes pour faire des présentations que l’on avait préparés à l’avance. Pour moi, le choix de mon sujet ne fut pas difficile ; j’ai choisi un sujet qui me passionne le plus dans ma vie, et que j’étudie intensément au moins trois heures par semaine afin d’apprendre le plus possible, car c’est ma passion. J’ai choisi l’iPhone et le Jailbreak, un gadget révolutionnaire ainsi qu’une question de Morale. J’ai passé beaucoup de temps à préparer ce sujet, en me le présentant à moi-même, et ensuite à une foule de gens dont je suis proche. Quand je suis monté devant dix camarades que je connaissais à peine, il est vrai que le stress a commencé à monter. Nous avons continué à avoir des présentations jusqu’à environ seize heures, avec quelques pauses et une pause déjeuner. Nous avons eu beaucoup de présentations très intéressantes qui ont mené à des discussions telles que le sujet de l’influence du monde moderne, le travail forcé des enfants, les refugiés de guerre, et d’autres injustices tels que des enfants en difficulté. Nous avons même abordé des questions philosophiques beaucoup plus complexes telles que la question de la solution ultime pour une Utopie, et la création de la Démocratie, et comment, même cette dernière, n’est pas parfaite.

Apres tout cela, nous avons fait une activité qui a utilisé notre coté créatif ; dans des groupes de dix et onze élèves respectivement, nous avons créé une œuvre d’art qui, pour nous, représentait le mouvement UWC. Dans le groupe dans lequel j’étais, nous avons mis plusieurs dessins au centre d’une salle, et après tous les membres du groupe se sont allongés autour des dessins en se tenant la main.

Quand l’heure du diner approcha, les moniteurs nous ont informés que nous serions les cuisiniers. Là, ce fut la panique. Non seulement nous n’avions même pas une heure, mais en plus il fallait cuisiner pour cinquante personnes et avec des ressources assez limitées. Très vite, nous nous sommes préparés pour le dîner et nous sommes organisés comme il le fallait. Heureusement nous avions fait l’activité précédente qui nous avait donc préparé pour celle-ci, car sinon nous aurions été très désorganisés. Nous nous sommes séparés en plusieurs groupes, un groupe organisait où les gens allaient s’asseoir, un autre distribuait les boissons et nourritures, et nous avions trois groupes de cuisiniers qui préparaient des plats divers. Avec cela nous avons avancé très vite. Ce fut une bonne activité, car chacun a pu exprimer ses habilités dans son domaine, et tout le monde a appris de nouvelles choses en expérimentant. Par exemple, je pense que plusieurs d’entre nous étions habitués à cuisinier avec une plus grande variété d’ingrédients, mais le diner a quand même bien fini.

A l’heure du diner, plusieurs personnes sont arrivées, mais celles qui m’ont le plus intéressé ont été les anciens élèves de UWC. J’ai eu la chance de discuter avec un ancien élève de UWC Adriatic du nom de Yousepe, un jeune Italien qui maintenant poursuit ses études en France. On a longuement discuté de tous les avantages de UWC Adriatic (Italie), tels que le fait que c’est un des rares collèges qui soit dans une ville (Duino, a 20Km de Trieste). Il m’a informé de la manière dont se déroulait la vie sur le campus, et des portes que l’éducation UWC ouvrent aux jeunes (tels que Science Po).

Après le diner nous avons tout nettoyé et remis en ordre. Ensuite nous avons eu une belle marche d’un bon trois quarts d’heure jusqu’à l’auberge où nous avons dormi. Là-bas, nous avons partagé des histoires le soir avant d’aller se coucher, et après tout le monde est allé au lit de façon responsable. J’ai très bien dormi et le matin on est retournés au centre.

A ce moment-là, on a fait plusieurs activités avec de l’argile. D’abord, tout seul, nous avons fait un œuf. Cela semble être une activité très simple, mais en vérité c’est assez difficile ;  il faut bien modeler le matériau pour réussir à faire une forme bien lisse et ronde. Ensuite nous avons fait un travail d’équipe où, il faillait inventer une statue totalement libre. Le groupe dans lequel j’étais, a construit un petit bonhomme sympa qui ne représentait personne : la figurine n’avait aucun sexe, et aucune ethnicité. Une grosse oreille, et une toute petite, une botte, et une chaussure, etc…

A la fin du week-end, un Monsieur de l’Université de Science Politiques à Paris est gentiment venu nous rendre visite pour nous présenter les options possibles pour notre avenir après UWC, si nous étions sélectionnés, bien sûr. Il nous a parlé de la manière dont le processus fonctionnait, et ensuite nous avions le droit de poser des questions. Par exemple, j’ai découvert qu’il y avait un campus international, dédié à tous les élèves qui viennent de l’étranger.

Ce week-end fut une expérience qui m’a appris et rappelé plusieurs choses, comme des compétences à travailler en équipe, et j’ai aussi appris beaucoup d’informations grâce aux sujets présentés. Quoi qu’il arrive, ce fut une expérience inoubliable.

Nikita

Ce week-end fort en émotions…

Je m’appelle Alexis. Je tiens à partager avec vous ce que j’ai vécu lors du WE de sélection pour les écoles UWC

Vendredi 30 mars,

Dans les environs de midi je prends l’avion depuis Shannon pour quitter la pluie et le mauvais temps d’Irlande. Je me suis préparé tout le mois de mars en salle d’étude à ce WE et en même temps je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre.

Une chose est sure : j’ai vraiment envie de participer au mouvement UWC : continuer mon rôle d’ambassadeur vis-à-vis de beaucoup de culture représente énormément pour mois.

La journée fut fatigante due au grand nombre de transport diffèrent que j’ai dû prendre tout au long de la journée pour rentrer à Paris (taxi, avion, bus, TGV et enfin RER). J’ai le trac en me couchant et en même temps, je suis très excité et impatient d’aborder la journée à venir.

Samedi  31 mars,

En me levant le matin, j’ai la tête pleine,  je prends les transports en commun et me retrouve en plein cœur des Galeries Lafayette. Finalement, je retrouve mes esprits et mon chemin pour rejoindre le lieu de rencontre. Après avoir trouvé la bonne adresse, je monte les escaliers de l’immeuble et fais la connaissance des  premiers arrivés puis des autres candidats.

La matinée est consacrée aux présentations des candidats complétées par des questions posées par un jury constitué de deux animateurs. Les présentations de la matinée sont passionnantes. Chacun apporte ses connaissances dans un domaine, une passion, une histoire. Pour ma part, j’ai fait un témoignage et apporté mon point de vue sur l’économie irlandaise et sur le racisme qui se développe dans ce pays. J’ai choisi ce thème car il fait partie de mon quotidien quand je pose mes valises dans le pays au trèfle à quatre feuilles et aussi car il montre l’expérience unique que je vis.

Beaucoup d’autres thèmes m’ont marqué, quels qu’ils soient ils avaient tous beaucoup d’intérêt.

Parallèlement aux présentations, nous sommes passés un par un auprès d’un jury constitué de deux animateurs posant des questions sur nos motivations et nos projets.

Un premier jeu est lancé par Corine. Son but est de partager ses gouts et ses particularités. Ce jeu m’a permis d’apprendre plus sur 3 différentes personnalités. Celui qui m’aura le plus marqué fut la question « quelle est le pire souvenir durant ta scolarité » (pour être honnête il n’y en avait pas qu’un) ma partenaire était mal à l’aise avec ce moment de vérité.

Pendant la matinée nous avons participé à un autre jeu s’intitulant « la fonte de la banquise » le but étant que tout le groupe reste le plus longtemps possible sur la banquise en train de fondre. Ce jeu d’équipe est basé sur la confiance, la solidarité et la réflexion.  Je crois que Nikita a eu mal de dos terrible à la suite du jeu, faute que je sois monté sur son dos tellement l’espace devenait étroit…

Dans l’après-midi nous avons fini la suite des présentations et sommes passés par le second passage des questions.  Dans la soirée nous avons préparé un repas pour les anciens. Emile, Medhi et moi avons préparé des clubs sandwich à la composition mi-porc, mi-dinde et sauce tomate, nous avons nommé notre œuvre le club semi halal, un bon souvenir de chef !

Une fois les anciens d’UWC arrivés j’ai fait la connaissance d’un italien qui a étudié dans l’établissement  d’Italie, j’ai profité de sa présence pour lui poser quelques questions, je lui ai aussi demandé pourquoi il avait choisi son pays natal, il me répondit que la raison principale était de pouvoir rentrer régulièrement chez lui. Finalement, pris par l’ambiance et l’esprit d’UWC, il ne rentra chez lui que deux fois par ans !

En fin de soirée, nous avons fait une grande marche dans Paris avec quelques difficultés pour trouver l’auberge de jeunesse. Nous sommes passés près du Louvre et de la rue de Rivoli. Paris la nuit est vraiment spectaculaire.

Arrivé sur place nous sommes montés dans nos chambres au dernier étage du bâtiment. Cette  nuit restera gravé dans nos mémoires, peut-être à cause de la douche à l’odeur nauséabonde, ou encore du bruit strident entendu au petit matin.

Dimanche 1er mars

Sortis  de l’auberge, nous avons pris le métro pour rejoindre les locaux de Paris,.

Nous avons en équipe, participé à une  activité consistant à créer différentes formes à partir d’argile sur plusieurs étapes, le vrai principe de cet atelier était de mesurer notre réaction aux consignes de l’organisatrice. Pour nous évaluer , nous avons répondu à un questionnaire. Suivis d’une lettre pour le comité de sélection comité.

Je suis très heureux d’avoir eu cette expérience. J’ai rencontré d’autres jeunes avec qui l’échange fut facile, des jeunes avec de l’ambition, des jeunes qui venait loin de  France, des jeunes avec beaucoup de potentiel, des jeunes qui sont devenus presque de vrais amis.

Les témoignages des anciens tel que Jeremy ou bien d’autres m’ont permis d’apprendre l’importance de ce mouvement, le rôle d’ambassadeur qu’on nous confie. Ce weekend m’a permis de comprendre les vraies valeurs apportées par le mouvement. Cela m’a renforcé dans ma motivation a continuer et à grandir dans le projet d’UWC.

Je tiens enfin à remercier Corine Martin et tous les animateurs pour leur temps, leur disponibilité et tous ce qu’ils nous ont apporté durant ce WE.

Alexis Jeuffrain

Un weekend, une expérience

Vingt et un jeunes présélectionnés sur dossier par le comité de sélection UWC France se sont regroupés le weekend du 1er avril pour la dernière étape de sélection qui déterminera leurs deux années à venir.

Samedi 31 mars, je suis arrivée à 9heure dans les bureaux où nous avions rendez vous avec les animateurs. J’étais contente de voir 20 nouvelles têtes et surtout d’être sélectionnée. L’équipe s’est présentée, Hugo de Franche Compté, Helena de Paris, Émile et Medhi de Montpellier, Nikita de Los Angeles … et moi, Salomé de Bourg en Bresse. Nous avons été séparés, après ces brèves présentations,  en 2 groupes, dans deux salles différentes. Nous avons débuté nos  exposés sur nos passions, des thèmes d’actualités, ou encore en partageant une expérience que nous avions vécu. Pendant qu’individuellement nous étions conviés à deux entretiens, le premier avec deux anciens élèves de UWC qui questionnaient les jeunes français sur, par exemple, quel sport feraient ils si ils étaient accepté à un des lycées UWC, comment avaient ils entendu parler de ce mouvement. Le second entretien, lui, était conduit par Gérard Gleize, retraité dynamique s’étant occupé de la sélection dans de très grandes écoles,  et  Lucie Pigois, responsable des parties Communication & Sélection de l’association UWC, leur questionnement était plus centré sur les candidats. La question type que l’on nous a, à peu près, tous posée durant le second entretien était: « Que pensez vous pouvoir apporter au mouvement UWC? ».

Nous avons fait la majorité des exposés le matin et avons fait une pause afin de faire un jeu-test. L’objectif du jeu était de voir si nous étions plus leadership ou plutôt « suiveur », mais surtout de mettre en avant l’esprit d’équipe et de voir la place de chacun dans un groupe. Un morceau de papier, à terre, au milieu des deux camps servait de banquise. Nous étions toujours répartis en deux groupes. Nous devions tous tenir sur le papier,  en trouvant des subterfuges pour y arriver. Le papier diminuant à chaque tour, cela devint plus compliqué mais les deux groupes en sont sortis vainqueurs.

Après le jeu, nous avons déjeuné. Quelques pizzas disposées sur les tables et nous repartions de plus bel dans nos exposés. Ensuite, un atelier artistique était prévu, nous devions représenter le mouvement UWC selon notre vision. Dans mon groupe, nous avons commencé notre œuvre individuellement et avons tout réuni au milieu de nous qui étions couchés, excepté Medhi qui représentait la statue de la liberté. Nous avons expliqué à l’autre groupe que notre œuvre, signifiait que la différence de culture et de vision regroupait, que pour nous le voyage, la culture, la liberté, le regroupement et le respect étaient la source d’UWC.

En fin de journée, nous avons été chargé de préparer le repas et d’aménager l’espace afin de pouvoir diner tous ensemble et d’accueillir d’anciens parents d’élèves et personnes faisant parties, de loin ou de près, de l’association UWC. J’ai passé un agréable moment. Une vraie cohésion d’équipe s’est ressentie lors de cette préparation. Les taches ont été réparties en 3 groupes, chacun avait une mission précise, tout le monde s’y est mis.

Après avoir rangé les bureaux, nous avons pris la direction de l’auberge de jeunesse et terminé la soirée là-bas.

Dimanche 1 er avril, nous avons participé à un atelier poterie, avec quelques péripéties d’organisation qui n’ont pas atteint le moral des troupes. Nous avons formé un œuf vide en individuel, puis l’avons donné à notre voisin. Suite à cela, nous avons réalisé une œuvre collective avec la possibilité de remodeler notre œuf. A la fin de cette activité nous avons rempli un questionnaire à son propos et avions la parole, sur une feuille à part, quant au ressenti général du weekend pour le comité de sélection. Pendant cet atelier, nos parents étaient regroupés ensemble pour une présentation du mouvement. Nous les avons rejoint pour une présentation de Sciences Po et de son lien avec UWC.

Vers 12h30, la plupart on prit la route en direction de nos villes respectives.

J’ai fait de belles rencontres durant ce weekend, j’ai eu l’opportunité de découvrir d’autres personnes et de commencer à apprendre à les connaître. L’association UWC France a  réussi ce regroupement qui m’a fait peur, stressé, mais qui au final, a été un moment dont j’ai essayé de profiter au maximum. Je me souviendrai longtemps de cette expérience.

Salomé

Le week-end de sélection en trois mots : stimulant, fatiguant, FANTASTIQUE !

Je suis allé à Paris avec ma mère la veille, rempli d’excitation, mais je ne savais pas à quoi m’attendre. Comme la nuit passait, je suis devenu de plus en plus nerveux. Le petit déjeuner était une affaire rapide, comme mes nerfs ne me permettaient pas de manger. Alors que je marchais à travers la porte et j’ai vu les autres candidats, j’ai immédiatement commencé à me sentir plus à l’aise ; ces gens n’étaient pas, en fait, des génies ayant une connaissance approfondie de la physique nucléaire, mais les gens ordinaires comme moi! J’ai été très chaleureusement accueilli par Lucie, et j’ai été très impatient de commencer.

Nous avons été divisés en deux groupes pour faire nos présentations. J’ai été vraiment impressionné par les présentations des autres candidats. Ils ont provoqué des discussions très intéressantes, et de nombreuses idées fascinantes. Ma propre présentation était sur «Pourquoi l’Occident a besoin de trouver une nouvelle façon de communiquer avec le monde arabe». Bien qu’il était tout à fait effrayant de présenter un sujet très vaste et complexe pour les personnes que je n’avais jamais rencontré auparavant, j’ai vraiment aimé cela, et les questions par la suite ont été extrêmement intéressantes.

Par la suite, les entretiens, pratiquement un après l’autre! J’ai beaucoup apprécié l’occasion de parler de mon application avec les membres du comité, et c’était très intéressant d’entendre les anciens parler de leur temps dans un collège UWC.

La pause déjeuner était très amusante ! Après avoir entendu les présentations des autres candidats, c’était comme si une barrière avait été enlevée et il c’était plus facile de parler à ces gens inconnus. Un brise-glace littéral suivait : nous avons joué à un jeu où nous avons été séparés en deux équipes et nous avons tous du rester sur un iceberg (un morceau de papier a été utilisé) aussi longtemps que possible. Comme le papier a été plié plus en plus petits, les gens grimpaient sur les épaules des autres et on a tenu les uns sur les autres. Ce jeu a évoqué un véritable esprit d’équipe, et c’était très amusant !

 

Après le déjeuner, nous avons continué avec les présentations restantes, qui étaient toutes très intéressantes, et ont même crées des débats assez chauds ! Après cela, les animateurs ont annoncé que nous avions à faire une œuvre d’art, comme une équipe, pour représenter ce que signifie UWC pour nous. Le notre impliqué Maud qui a sadiquement dessiné sur mon visage, j’avais du pastel partout, mais je crois que nous avons réussi à communiquer de façon très efficace les valeurs UWC, tout en s’amusant !

La prochaine activité a été très inattendue ! Le soir même, il y avait la réunion des anciens, et nous, les pré-sélectionnés, devions nettoyer tout le bureau, et faire un buffet froid ! Après s’être précipité pour nous organiser, j’ai été impliqué dans la fabrication de canapés avec Helena, Nikita courait en criant combien de temps nous restait ! La soirée était très agréable. Parler aux anciens était fascinant. Après avoir nettoyé, nous sommes allés à l’Auberge de Jeunesse pour la nuit.

Le lendemain matin au petit déjeuner, nous étions tous assez fatigué car les lits n’étaient pas tout à fait confortables. Quand nous sommes arrivés dehors des bureaux de goFLUENT, nous avons découvert que personne n’avait la clé de la porte principale ! Après avoir déménagé dans un autre bâtiment juste en face, nous avons commencé un atelier de sculpture d’argile. L’argile n’étant pas mon point fort, ce fut une expérience….intéressante pour moi, mais j’ai été très fier de l’œuvre d’art que nous avons créé à la fin comme un groupe.

Une heure plus tard, c’était le moment de dire au revoir. Après moins de 48 heures, j’ai senti que je connaissais ces candidats extraordinaires, comme je me connais moi même. Je suis parti heureux et satisfait. C’était un week-end inoubliable ! Malgré l’épuisement, je referai tout dans un battement de cœur. Bien sûr, j’espère que j’ai fais une bonne impression sur le comité, mais même si je n’ai pas de place à l’une de ces écoles fantastiques, je me souviendrai de ce week-end comme l’un des meilleurs de ma vie jusqu’à présent.

Benjamin