« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

Archives de septembre, 2012

La semaine d’introduction à UCWiM par Maud

Je n’avais jamais traversé l’Adriatique, je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblaient les Balcans, je ne savais pas quoi m’attendre de Mostar, ni de UWC.

Dix jours après mon arrivée, le soir de mon premier jour de cours, voici mes premières impressions.

La Bosnie et Herzégovine est un pays difficile mais magnifique, plein de contrastes et de contradictions, Mostar est une grande ville qui alterne des constructions modernes et des bâtiments détruits, des grands shopping centers et des supermarchés et des petits kiosques et des marchés locaux.

Les deux cotés de la ville sont très différents, la première fois que je suis passée du coté bosniaque, j’ai été surprise par le muezzin, maintenant je passe mes après-midis à marcher entre les résidences, à passer d’un coté à l’autre de la Neretva, qui par les 35-40 degrés habituels de l’été local, semble très attirante.

J’emploie le mot ‘local’ parce que c’est le terme utilisé pour ne pas discriminer les serbes, les croates et les bosniaques en parlant de la langue ou du pays. Les ‘locaux’ se définissent ‘locaux’, ils parlent ‘local’, c’est un peu une façon d’enfreindre les barrières et de ne pas heurter les autres, parce que ici, ça n’intéresse personne si quelqu’un est serbe, bosniaque, croate ou kosovare; les nord-coréens et les sud-coréens déjeunent ensemble, ainsi que les israéliens et les palestiniens…

La vie est un peu frénétique, du moins jusqu’au début des cours, le planning de la semaine d’introduction, qui a en fait duré 10 jours, n’était pas très chargé et nous avions quelques activités et beaucoup de temps libre, que nous avons très vite rempli par une série de cafés et de limonades (fraichement pressées, à la locale!), des jeux dans le parc, des matches de rugby entre résidences…

Aujourd’hui les cours ont débuté et j’ai un free block avant d’avoir deux heures d’économie, je suis partie prendre l’énième limonade avec trois Allemands, dont un est d’origine Sud-Coréenne et l’autre provient d’une minorité chinoise en Indonésie, deux Néerlandais, une Brésilienne, un Israélien et une Autrichienne.

C’est la chose fantastique de UWC: on peut déjeuner entre un Turc, une Georgienne-Israelienne et un Nord-Coréen en discutant de cuisine, prendre un café avec deux Espagnols, un Américain et une Finlandaise et débattre farouchement à propos de Wikileaks et Julian Assange ou regarder un film nouvelle vague avec un Israelien. Nous avions l’intention de regarder tous les films de Godard, en fait, mais nous avons calculé que ça risquerait de nous prendre juqu’à la fin de la deuxième année !

Parfois on se sent un peu perdu dans la foule de personnes, parfois on doit s’isoler un peu pour penser, parce que meme dans les chambres il y a toujours du monde, parfois on se sent un peu nul en parlant avec les autres, qui ont plein de talents et de capacités, mais il y a toujours quelqu’un pour parler en prenant un thé, pour nous remonter le moral. Cette année se présente comme très intense et frénétique, il faut réussir à gérer les cours, les CASes, prendre soin de soi et de ses affaires alors qu’il y a toujours mille personnes, mille projets, mille activités, mille tentations… C’est pour ça qu’on dit qu’il n’y a jamais deux jours pareils à UWC!

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Sarah est arrivée!

Dobar Dan!

Je suis une Firstie comme tout le monde nous appelle ici, et je suis partie le mercredi 22août pour UWC in Mostar, en Bosnie-Herzégovine. Je suis partie de l’aéroport de Frankfurt en Allemagne, puis passée par Wien en Autriche, où je suis tombée sur mes co-years d’Angleterre. Puisqu’elles n’avaient pas de tampon officiel de leur ville prouvant qu’elles avaient le droit de voyager sans parents jusqu’en BiH, elles ont dû rester à l’aéroport jusqu’au prochain vol, et j’ai continué mon voyage toute seule.
Arrivée à l’aéroport de Sarajevo, deux Second-years m’ont accueilli gentiment, et m’ont emmené au bus qui nous roule jusqu’à Mostar. Dans le bus, j’ai rencontré Margherita, ma co-year d’Italie.
Dès mon arrivée, j’étais sidérée par le changement de paysages. Les routes sont souvent trouées, certaines maisons sont encore détruites à cause de la guerre 1992-1995. Personne ne porte de casque en moto et des collines énormes très désertes à cause de la chaleur forment un „background“ magnifique. Tellement de choses que je n’ai pas l’habitude de voir en France.
Après deux heures de trajet jusqu’à Mostar et de nombreux virages, montées et descentes, j’ai été déposée devant ma résidence. J’y ai découvre ma chambre que je partage avec deux filles bosniaques et là, l’aventure commence réellement! Des dizaines de noms et de têtes à retenir, et tous de pays différents…
Avec un peu de recul, je peux dire que ce premier jour a été le pire de tous. On ne se sent pas chez soi, et on se dit: „Comment vais-je survivre deux ans ici?“. Mais en fait, les gens sont tellement simpathiques, souriants, et toujours prêts à aider qu’en quelques jours on a déjà sa petite famille.
Voici un exemple: dimanche nous avions le premier karaoké de l’année. Au bout de quelques chansons, l’ambiance devenait déjà plus familière, et vers la fin, tout le monde formait une grande chaîne ensemble et chantait (ou plutôt criait…).
Allez, un autre exemple pour illustrer la „crazy attitude“ des UWCiens: Aujourd’hui, nous avons fait une expérience qui consistait à être le maximum de personnes dans une chambre destinée à UNE seule personne. Résultat: plus de 20 rentrent! Maintenant, je vois ma chambre d’un angle bien différent 😉
Les cours commencent dans une semaine, et je viens de choisir mes matières, que je peux encore changer jusqu’à la fin septembre. Mais même sans cours, je n’ai pas beaucoup de temps pour moi! Les fameux 3S (Socialize, Study, Sleep) sont compliqués à gérer: même sans Study, je n’ai pas le temps de Sleep!

À bientôt!

Sarah