« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

Archives de juillet, 2012

Des nouvelles d’Eliott

« Il n’y a plus que deux semaines de cours avant la fin de l’année ». Quand les professeurs nous ont annoncé ça, je n’en croyais pas mes oreilles. Comment est-ce que la première année de cette expérience inoubliable était-elle déjà terminée ?

Quand je repense à cette année, je pense à quelques petits bas : la quantité ahurissante de travail qu’on nous donne pendant cette fin d’année en particulier ; travailler jusqu’au aurores dans les salles de classe pour rendre trois commentaires le lendemain, ce n’est pas ma tasse de thé. Cependant, une fois cela mis à part, le nombre de hauts est assez impressionnant, voici les premiers qui me viennent à l’esprit : la communauté vraiment serrée, avec laquelle on apprécie la vie de tous les jours et le respect qui règne sur le campus, les conversations avec des gens de partout autour du monde : on a chaque jour l’occasion de découvrir quelque chose de nouveau car il y a tellement de points de vue différents, tant de cultures différentes. Il y a aussi ‘One World’, le spectacle crée par le collège et vu par plus de 4000 personnes au théâtre de Victoria. C’est une expérience incroyable où toutes les cultures se mélangent à travers la danse et la musique.

(Voici le lien pour les deux parties du spectacle Partie 1 : http://www.youtube.com/watch?v=FWLzOvCghe8, Partie 2: http://www.youtube.com/watch?v=j9w8UHMYKKA&feature=relmfu A ne pas manquer !)

Il y a également les semaines de projet, où nous sommes forcés hors du collège et nous devons accomplir soit un challenge, soit augmenter notre créativité ou encore rendre un service social. Un exemple de semaine de projet. Quatre premières années, Kahembi de la Zambie, Miguel du Venezuela, Laughlin de Manitoba, un des provinces canadiennes, Jordan de la Colombie Britannique ainsi que moi-même, sommes allés dans la communauté de Jordan, au nord de la province. Une fois là-bas nous avons fait découvrir aux enfants des écoles nos pays respectifs, leur enseignant un peu plus sur nos cultures. Nous avons fait ça pendant trois jours, puis ensuite, nous sommes allés grimper une montagne enneigée avec l’aide de raquettes et du beau-père de Jordan. Une expérience difficile, mais incroyable en même temps.

Mon autre semaine de projet était un projet de photographie à travers la ville de Vancouver. Assez difficile à expliquer en soit, mais la vidéo du projet parle pour elle-même : http://www.youtube.com/watch?v=JinAahcTC24 (Ne pas oublier de la regarder en HD sur youtube ! La qualité est changeable en cliquant sur l’écrou en bas à droite de la vidéo)

Bref, tant de choses incroyables et inoubliables dont je vais me souvenir toute ma vie. Cela m’as permis de prendre conscience d’une chose importante : cette expérience est courte, mais richissime sur tous les niveaux, que ce soit socialement, culturellement ou scolairement parlant. Me voici au milieu de mon été, et je suis déjà impatient de retourner à Pearson, afin de retrouver mes amis, et de rencontrer une nouvelle vague de personnes incroyables avec qui je partagerai un nombre incalculable d’aventures, de discussions et de découvertes.

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Le weekend d’intégration par Maud

Du fin fond de l’Allemagne à Paris, pour le weekend d’intégration.

Je venais d’arriver dans le petit village de Großlangheim, d’environ un millier d’habitants pour passer un mois en Allemagne, quand je suis repartie à Paris pour le weekend d’intégration.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’avais hâte de revoir mes co-years : Sarah, qui partira avec moi à Mostar ; Ivan, qui ira à Pearson, au Canada ; Tristan, Mahindra, en Inde et Hugo et Nikita, Adriatic, en Italie. J’allais finalement rencontrer Gautier, mon second year, qui est depuis l’an dernier à Mostar, avec qui j’étais déjà un peu en contact et tous les autres UWCers français.

L’aventure a commencé dans le train : lors du contrôle des papiers à la frontière française, j’ai découvert que mon voisin était Serbe, ce qui m’a permis de discuter longuement de la situation du pays et de comprendre à quel point la haine est profonde et enracinée. Il m’a parlé de son enfance pendant la guerre, de ce qu’il aimait de son pays et de son désir qu’il se divise selon les trois ethnies.

Et puis je suis arrivée à Paris.

En un weekend très dense, j’ai reçu des conseils, des idées, j’ai échangé librement mes opinions avec des personnes que je venais de connaitre, nous avons parlé de UWC, du choix des matières, de nos expériences et de nos attentes pour les deux années d’école à venir, mais aussi d’université, de projets, de futur… J’ai maintenant les idées beaucoup plus claires sur le parcours que j’aimerais suivre ; j’ai connu des actuels UWCers qui m’ont renseignée sur les collèges et des alumni qui m’ont permis de mieux comprendre le passage à l’université et qui m’ont parlé des facs qui pourraient m’intéresser. J’ai senti une grande disponibilité et solidarité autour de moi.

Parmi les activités, celle qui m’a plu le plus a été d’écrire une lettre à un de mes co-years, remplie des choses positives que j’ai quelques jours remarquées sur lui, qu’il recevra lors du premier semestre, quand c’est plus facile d’avoir un petit coup de blues et on se demande ce qu’on fait dans une école du genre. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve à penser et à noter toutes les belles choses qu’on trouve en quelqu’un et de les lui faire savoir.

Puis je suis retournée à Großlangheim, où mes camarades de voyage m’attendaient et je mourais d’envie de tout leur raconter. On m’a dit que mes yeux s’éclairent quand j’en parle.