« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

Archives de avril, 2012

Espoir

"Espoir"

Merci Quentin!

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Ivan est sélectionné!

« Bon, eh bien, on les appelle ? » : voilà ce que mon père a dit après qu’on ait fini de diner il y a deux semaines. Ici, il était 20:30, mais en France, il était 15:30, l’heure décisive pour tous ceux qui avaient été au weekend de sélection. Je me mets a débarrasser la table : je ne veux pas être dans la même pièce pendant que mon père et au téléphone. Dans la cuisine, après avoir déposé les assiettes, je deviens très intéressé dans le fonctionnement de notre bouilloire. On l’enlève comment ce couvercle ? On le dévisse ? Il y a un bouton ? (Je vais être honnête : j’y ait passé cinq minutes, mais je n’ais pas trouvé). Finalement, je rassemble mon courage et je retourne dans la salle à manger. Mon père est toujours au téléphone. Mon frère mange (toujours) des fruits. Ma mère sourit. « Tu es pris. »Il y a deux ans, mon frère est parti vivre dans un truc qui s’appelait UWC. Moi, tout ce que j’en savais c’est que c’était un réseau d’internats qui se trouvaient autour du monde, avec des enfants du monde entier. Pour moi, les internats ont toujours eut une connotation un peu négative. Alors quand les gens me demandaient si j’allais faire la même chose que mon frère, je disais « Non. Ca m’intéresse pas. C’est pas pour moi. » Mais ça c’est avant que je découvre ce qu’est UWC, que je découvre ses buts et idéaux (avant, tout ce que j’avais entendu c’était des bouts des explications que mon frère donnait aux personnes qui ne connaissaient pas UWC.) C’est avant que je lise des témoignages d’élèves de UWC, avant que mon frère nous appelle en nous parlant de sa super expérience. C’est avant que je me rende compte que les collèges UWC, ce n’est pas des internats normaux, mais des endroits de rencontre et d’éducation incroyable. Et puis, en deux ans, je suis passé d’une ignorance du mouvement à une véritable envie d’en faire partie. Donc j’ai rempli et envoyé mon dossier. J’étais très content quand j’ai appris que j’étais invité au weekend de sélection. Même le weekend était une expérience mémorable (il suffit de lire les articles, vous verrez !). C’est après que la longue attente a commencé (ce n’était que deux semaines, je sais, mais ça m’a parut plus long). Alors, quand, la semaine dernière, j’ai appris que j’étais pris a Pearson College, j’étais débordé de joie. Je vais enfin pouvoir faire partie d’un UWC, rencontrer de nouvelles personnes venant du monde entier, travailler avec elles, discuter avec elles, vivre avec elles et partager une expérience incroyable. Je vais pouvoir écrire ces témoignages qui m’ont donné l’envie de postuler. Bien sûr, je sais que ça ne sera pas toujours facile (surtout le début), et surtout, que c’est une expérience qui requiert de la responsabilité (l’école avant la fiesta, par exemple).J’arrête pas de dire « je vais, je vais » mais je suis impatient de dire « je suis, je suis ». Plus que 129 jours jusqu’à la rentrée ! (Je n’avais jamais imaginé qu’un jour je serais content en disant ça).

Hugo est selectionné!

ercredi 11 avril, 10h25. Le téléphone sonne. Comme à chaque fois que cet événement se produit depuis déjà 10 jours, j’espère qu’un membre du comité de l’UWC est à l’autre bout du fil !

Lorsque  mon père enclenche le haut-parleur, je reconnais immédiatement la voix de Corinne Martin ; mon rythme cardiaque s’accélère, et l’instant d’une seconde, je suis comme tétanisé. A l’annonce de la bonne nouvelle, je suis à la fois euphorique, soulagé, ému et très excité. Je suis sans voix. Mes parents, eux aussi, restent bouche bée. Le temps s’arrête ! Je suis tellement ravi de faire désormais partie de cette grande famille qu’est l’UWC !

J’attendais ce moment depuis le vendredi 16 décembre. Je venais alors de rencontrer Sébastien, à l’UWC Adriatic depuis septembre, dans mon lycée où il était venu faire une présentation. Dès le lendemain, ce fut le coup de cœur. J’avais d’abord pensé qu’UWC était inaccessible tant ce mouvement est extraordinaire : étudier dans un pays à l’étranger avec d’autres élèves et des professeurs de plus de 80 nationalités différentes tout en participant à un service social et en découvrant de nouvelles cultures, en travaillant en groupes, ça me paraissait incroyable. Rapidement, j’ai fait des recherches sur internet et en ai parlé à mes parents (qui ont adhéré à mes idées et m’ont soutenu lorsque j’ai voulu présenter ma candidature). Et dire que, pour la suite de mes études, j’hésitais à choisir entre une première S et une première ES ! Dès lors, UWC  devint un de mes sujets de conversation favori. J’imaginais mon avenir là-bas, tout en continuant de communiquer avec Sébastien. Après avoir constitué mon dossier, j’apprends rapidement l’agréable nouvelle de ma « convocation » au week-end de sélection à Paris. Ces deux jours furent véritablement géniaux !! J’ai rencontré des personnes formidables parmi les autres candidats, les anciens élèves d’UWC, les membres du jury… De retour à la maison, le temps me parut long. J’attendais impatiemment la réponse du comité français. Lorsque j’appris que j’étais admis à l’UWC  Adriatic, j’étais transporté de joie !

Je suis conscient de la chance extraordinaire que j’ai de pouvoir réaliser ce qui est devenu mon rêve ! Ce moment restera à jamais gravé dans mon cœur. Il me reste environ 130 jours avant de faire mes bagages et de partir pour Duino, non loin de la Slovénie et de la Croatie. J’attends ce moment avec impatience, tout en sachant très bien qu’il y aura aussi des moments difficiles. Il me tarde déjà de participer au week-end d’intégration les 30 juin et 1er juillet 2012. Je suis cependant très déçu pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’être acceptés même si je suis certain qu’ils « exploiteront » leurs qualités autrement.

Je suis content de pouvoir écrire sur ce blog que j’ai tant lu ! Je sais maintenant que je vais enfin pouvoir partager, échanger, apprendre, découvrir, communiquer avec de nouveaux amis venant des quatre coins du monde… Je pourrai vous en apprendre plus lorsque je serai immergé dans cette expérience. A bientôt sur le blog !

Une lettre de Chine – 3

Une lettre de Chine – 3

 

Le week-end de sélection de l’UWC à Paris est maintenant terminé. par Maëlle

Ça n’a duré que deux jours mais j’ai l’impression d’y avoir passé une semaine ! Quand j’ai reçu le courriel qui m’annonçait que j’étais pré-sélectionnée et invitée à participer à ce week-end j’étais très contente. J’avais réussi la première étape et je devais maintenant donner le meilleur de moi-même.

Étant légèrement en avance, nous avons attendu, mon père et moi, dans le café au coin de la rue. On a ainsi pu voir défilé les autres candidats. L’appréhension était présente chez chacun. L’idée que je me faisais de ces deux jours était vague et au fur et à mesure des étages menant à l’appartement où se déroulait la sélection, mon ventre s’est noué… Cependant c’était très différent de l’image qu’on peut avoir d’une sélection. Les personnes du comité nous attendaient avec le sourire et arborant un t-shirt « UWC France ». L’ambiance était décontractée, beaucoup de candidats étaient déjà là et on a pu discuter avant de commencer les activités prévues.

On a été séparé en deux groupes pour écouter les présentations qu’on avait préparé. Nous avions aussi deux entretiens individuels dans la journée et des jeux où on a pu apprendre à se connaître très vite. Malgré le fait que nous étions tous à « UWC France », j’ai pu constater la diversité et les différences de nos expériences. J’ai été bluffé par la vie de certains de mes camarades : Nikita qui habite à Los Angeles, Lyse qui vit au Burkina Faso ou encore Maud qui vit à Florence et qui parle cinq langues… ! En deux jours j’ai pu apprendre quantité de choses comme des détails sur la vie de Keith Haring ou bien comment vider un oeuf en argile et le recoller, le fait que les Bretzels allemands ont un meilleur goût que les alsaciens (d’après Sarah !)… Je m’attendais à un week-end plus formel mais finalement le comité à réussi à créer une ambiance agréable où chacun à pu s’exprimer. L’appréhension du début a vite disparu et a laissé place à une sensation que j’ai souvent l’occasion de ressentir lorsque je suis avec de la famille ou des amis. Bien sûr, il y avait un peu de stress avant d’aller en entretien ou de se lever devant tout le monde pour faire sa présentation.

Néanmoins, le plus important pour moi durant ce week-end ce fut de ne pas être jugée quelque soit mes opinions ou le sujet de ma présentation. Pour moi, c’est ça l’expérience UWC : Accepter et respecter les différences des autres. J’ai pu être moi-même tout au long du week-end et discuter avec des gens passionnés et intéressés, ce que j’ai beaucoup apprécié. On a mené les activités en groupe, que ce soit des jeux, le ménage, le rangement, la cuisine mais aussi les activités artistiques et en deux jours on a pu créer des liens. Ce week-end de sélection m’a aussi permis de réaliser que le mouvement UWC c’est également du travail à fournir et que ce n’est pas que des copains et des copines. Loin de me décourager, cela a renforcé mon envie de participer à cette aventure ! De plus, la rencontre avec les « vieux » de l’UWC a préciser certains aspects de la vie sur un campus. L’intervention d’un représentant de Sciences Po Paris nous a ouvert des perspectives plus larges (dans le cas où on serait reçu) et pour la vie après l’UWC et après l’IB.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos durant ce week-end faute d’appareil et de portable performant mais j’ai les visages de mes camarades, des lieux ainsi que des organisateurs en tête ! On est le 5 avril et dans à peu près dix jours, après mon retour à Mayotte, je saurais si j’ai la chance de faire partie de cette aventure, de partir au bout du monde et de représenter la France dans un collège UWC. Quelque soit la réponse je garderais un très bon souvenir de ce week-end qui m’a permis de rencontrer des personnes absolument incroyables. Les vingt élèves qui étaient avec moi, les anciens de l’UWC que nous avons rencontrés mais aussi les membres du comité. Je remercie donc le comité UWC France pour ce super week-end.

Maëlle.

Un Weekend de sélection… par Ivan

… Mais pas seulement. Au fond, ce weekend c’était plutôt une «mini- expérience UWC ». Mais il y avait quand même des différences : au lieu d’avoir des gens venant du monde entier, on venait de la France entière (avec quelques exceptions : Etats Unis, Singapour, Mayotte, Irlande) ; au lieu de dormir dans un autre pays, on a dormi au milieu de Paris. Mais c’était quand même un super weekend.

A vrai dire, je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans cet immeuble parisien comme les autres. J’étais stressé. « Activités ? Ca veut dire quoi ça ? Et ma présentation, elle va aller ? Et les autres, ils seront comment ? Pff, j’espère que ça va bien se passer. » Voilà, en résumé, ce qui me travaillait. Mais je n’avais pas de quoi m’en faire : tout le monde était sympa, ouvert. Bien sûr, on ne se connaissait pas encore très bien, donc les conversations n’était pas trop longues et commençaient souvent par « Tu viens d’où ? ».  Mais Corinne a initié des activités pour qu’on se connaisse, et très  vite la glace commença à se rompre. Le weekend de sélection  avait commencé.

Les présentations étaient sur des sujets très divers, et toutes ont suscité des discussions intéressantes. Bien sûr, certaines présentations ont créé des discussions un peu plus animées, comme celles sur la femme moderne dans notre société. Mais toutes étaient aussi intéressantes les unes que les autres, et j’ai appris plein de choses, sur le monde et les autres dans le groupe. En même temps, les interviews se déroulaient. Tout le monde devait aller à deux interviews : un avec deux anciens élèves, Lisa Helen et Jérémie, et un avec Lucie et Gérard. Mais les présentations et interviews n’étaient pas les seules choses qui se sont passées pendant le weekend.

On a aussi fait des activités de groupe, pour voir quel type de personne on est dans un groupe et si on peut coopérer facilement avec d’autres. Par exemple, après le déjeuner (des pizzas, très French), on a fait une activité, « la fonte de la banquise. » On devait essayer de tous aller sur un carré de papier qui rapetissait à chaque tour. On a du faire un peu les acrobates, mais heureusement, personne n’est mort. Une autre activité de groupe, toute aussi dangereuse, était de préparer le banquet des anciens (jouer avec des couteaux, bouger des tables, ah la la, je vous dis pas). Au début, c’était un peu le chaos, mais tout le monde a vite trouvé un boulot, et on a été très efficaces. J’ai été un peu surpris avec ce qu’on a réalisé : un banquet bien présenté avec une variété de plats différents. Le banquet lui même n’était pas une activité de groupe, mais il était aussi intéressant. J’ai eu l’opportunité de parler avec d’anciens élèves de UWC, et d’en apprendre un peu plus sur la vie dans certains de ces collèges.

Un nombre d’activités nous a aussi permis de faire preuve de créativité. Par exemple, après les présentations, on a dû créer des œuvres d’arts qui représentaient UWC. Au début, c’était difficile de ne pas tomber dans le cliché comme les gens se tenant la main debout autour du monde. Mais on a fini par trouver  quelque chose, et en groupe, on est arrivé à quelque chose de bien (c’est un peu compliqué à mettre sur papier). Une autre activité qui a demandé un peu de créativité, (mais surtout de la dextérité) c’était la poterie qu’on a fait le dimanche matin. On devait commencer par faire des œufs d’argile. Mis comme ça, ça a l’air assez simple, non ? Eh bien non. Mon argile est passée du cube, au tas informe, à la sphère presque parfaite, pour finir en croisement entre un œuf de dinosaure et un ballon de rugby. Ensuite, on a du évider nos œufs, ce que j’ai trouvé beaucoup plus facile. Finalement, on a dû faire quelque chose de nos œufs plus ou moins informes, en groupes de quatre ou cinq. C’était assez frustrant mais aussi amusant de se retrouver dans une situation nouvelle, avec que mes mains pour m’aider.

Mais bien sûr, comme toute excursion, vacances, ou fête organisés à l’avance, il y a eu quelques imprévus. Comme la marche entre l’auberge de jeunesse et la rue Chaussée d’Antin, qui s’est avérée être un tout petit peu plus longue que prévue. Au moins, on a vu Paris la nuit (magnifique !) et ça nous a un peu fatigué (on s’est tous couchés à à peu près minuit et demi). Et le matin, en retournant chez goFLUENT, les portes de l’immeuble n’ouvraient pas. Donc on est restés dehors, dans l’air matinal frais… un peu trop frais, à vrai dire. Ça nous a bien réveillés. Tiens, un « imprévu » qui nous a fatigués avant de nous coucher, et un autre qui nous a réveillés le matin…

Finalement, c’est dur de tout dire en si peu de mots (je crois bien que j’ai déjà trop écrit) donc je vais finir en disant trois mots qui résument ce weekend : sympathique, enrichissant, SUPERISSANT.

Ivan

Les sélections par Nikita

Cela ne fait même pas 48 heures que j’ai rencontré vingt nouvelles personnes qui, certes, avaient tous un lien avec la France, mais des origines et cultures différentes. Malgré le peu de temps qui est passé dans le monde extérieur, dans la bulle UWC dans laquelle j’ai vécu moi personnellement, durant ces intenses 30 heures, au moins une semaine est passée. J’ai du mal à me rappeler du moment auquel j’ai rencontré les camarades pour la première fois. C’est un effet incroyable que cela m’a fait, et j’ai vraiment senti que j’ai optimisé la capacité de productivité de ma journée, plus que jamais je n’avais imaginé cela possible dans ma vie.

Durant cette unique rencontre, j’ai pu voir des personnes avec de nombreuses idées et cultures différentes, mais on avait tous un point en commun : on faisait partie de ce mouvement UWC, un mouvement qui rassemble des enfants qui ont envie de faire quelque chose pour  changer ce monde ; des ados qui vont marquer le monde et le changer en un monde meilleur.

Je me suis levé à six heures ce matin-là. Etait-ce le stress, ou était-ce mon « JetLag », « décalage horaire » (j’étais arrivé à Paris de Los Angeles il y a deux jours) ? Je ne le sais pas, mais en tout cas je n’ai pas dormi beaucoup. Quand je suis arrivé, d’autres personnes étaient déjà présentes sur les lieux.  La première activité que nous avons faite dès notre arrivée fut une activité « cachée » ; chacun s’est débrouillé tout seul durant une bonne demie- heure à se présenter sans aucune aide ou instruction, à faire des nouvelles connaissances et être un peu indépendants, c’est-à-dire se faire des amis sans l’intervention de figures d’autorité. Ceci fut une bonne activité car nous étions tous nouveaux ; personne ne se connaissait, donc c’était un fresh-start. Après nous nous sommes séparés en 2 groupes pour faire des présentations que l’on avait préparés à l’avance. Pour moi, le choix de mon sujet ne fut pas difficile ; j’ai choisi un sujet qui me passionne le plus dans ma vie, et que j’étudie intensément au moins trois heures par semaine afin d’apprendre le plus possible, car c’est ma passion. J’ai choisi l’iPhone et le Jailbreak, un gadget révolutionnaire ainsi qu’une question de Morale. J’ai passé beaucoup de temps à préparer ce sujet, en me le présentant à moi-même, et ensuite à une foule de gens dont je suis proche. Quand je suis monté devant dix camarades que je connaissais à peine, il est vrai que le stress a commencé à monter. Nous avons continué à avoir des présentations jusqu’à environ seize heures, avec quelques pauses et une pause déjeuner. Nous avons eu beaucoup de présentations très intéressantes qui ont mené à des discussions telles que le sujet de l’influence du monde moderne, le travail forcé des enfants, les refugiés de guerre, et d’autres injustices tels que des enfants en difficulté. Nous avons même abordé des questions philosophiques beaucoup plus complexes telles que la question de la solution ultime pour une Utopie, et la création de la Démocratie, et comment, même cette dernière, n’est pas parfaite.

Apres tout cela, nous avons fait une activité qui a utilisé notre coté créatif ; dans des groupes de dix et onze élèves respectivement, nous avons créé une œuvre d’art qui, pour nous, représentait le mouvement UWC. Dans le groupe dans lequel j’étais, nous avons mis plusieurs dessins au centre d’une salle, et après tous les membres du groupe se sont allongés autour des dessins en se tenant la main.

Quand l’heure du diner approcha, les moniteurs nous ont informés que nous serions les cuisiniers. Là, ce fut la panique. Non seulement nous n’avions même pas une heure, mais en plus il fallait cuisiner pour cinquante personnes et avec des ressources assez limitées. Très vite, nous nous sommes préparés pour le dîner et nous sommes organisés comme il le fallait. Heureusement nous avions fait l’activité précédente qui nous avait donc préparé pour celle-ci, car sinon nous aurions été très désorganisés. Nous nous sommes séparés en plusieurs groupes, un groupe organisait où les gens allaient s’asseoir, un autre distribuait les boissons et nourritures, et nous avions trois groupes de cuisiniers qui préparaient des plats divers. Avec cela nous avons avancé très vite. Ce fut une bonne activité, car chacun a pu exprimer ses habilités dans son domaine, et tout le monde a appris de nouvelles choses en expérimentant. Par exemple, je pense que plusieurs d’entre nous étions habitués à cuisinier avec une plus grande variété d’ingrédients, mais le diner a quand même bien fini.

A l’heure du diner, plusieurs personnes sont arrivées, mais celles qui m’ont le plus intéressé ont été les anciens élèves de UWC. J’ai eu la chance de discuter avec un ancien élève de UWC Adriatic du nom de Yousepe, un jeune Italien qui maintenant poursuit ses études en France. On a longuement discuté de tous les avantages de UWC Adriatic (Italie), tels que le fait que c’est un des rares collèges qui soit dans une ville (Duino, a 20Km de Trieste). Il m’a informé de la manière dont se déroulait la vie sur le campus, et des portes que l’éducation UWC ouvrent aux jeunes (tels que Science Po).

Après le diner nous avons tout nettoyé et remis en ordre. Ensuite nous avons eu une belle marche d’un bon trois quarts d’heure jusqu’à l’auberge où nous avons dormi. Là-bas, nous avons partagé des histoires le soir avant d’aller se coucher, et après tout le monde est allé au lit de façon responsable. J’ai très bien dormi et le matin on est retournés au centre.

A ce moment-là, on a fait plusieurs activités avec de l’argile. D’abord, tout seul, nous avons fait un œuf. Cela semble être une activité très simple, mais en vérité c’est assez difficile ;  il faut bien modeler le matériau pour réussir à faire une forme bien lisse et ronde. Ensuite nous avons fait un travail d’équipe où, il faillait inventer une statue totalement libre. Le groupe dans lequel j’étais, a construit un petit bonhomme sympa qui ne représentait personne : la figurine n’avait aucun sexe, et aucune ethnicité. Une grosse oreille, et une toute petite, une botte, et une chaussure, etc…

A la fin du week-end, un Monsieur de l’Université de Science Politiques à Paris est gentiment venu nous rendre visite pour nous présenter les options possibles pour notre avenir après UWC, si nous étions sélectionnés, bien sûr. Il nous a parlé de la manière dont le processus fonctionnait, et ensuite nous avions le droit de poser des questions. Par exemple, j’ai découvert qu’il y avait un campus international, dédié à tous les élèves qui viennent de l’étranger.

Ce week-end fut une expérience qui m’a appris et rappelé plusieurs choses, comme des compétences à travailler en équipe, et j’ai aussi appris beaucoup d’informations grâce aux sujets présentés. Quoi qu’il arrive, ce fut une expérience inoubliable.

Nikita