« Faire de l’éducation une force qui réunit les peuples, les nations et les cultures pour construire un monde en paix et un avenir durable »

Archives de janvier, 2012

Des nouvelles de Nasser, de Hong Kong

Lorsque j’ai décidé de postuler pour l’UWC, il y a plus d’un an maintenant,  je n’avais aucune idée que ma vie allait changer si rapidement.

Ma perception du mouvement de l’UWC, comme pour la plupart des gens en France, était très superficielle, et les informations que j’avais accumulées par le biais de l’internet étaient trop utopiques pour être vrai. Tout semblait indiquer que c’était un monde parfait. J’étais certes très impressionné mais aussi sceptique.

Après avoir été sélectionné, j’ai traversé une longue période de réflexion. Etais-je prêt à quitter la maison, partir à Hong Kong, dans un environnement dans lequel je ne connaissais personne et vivre avec des gens de plus de 82 nationalités différentes ? Apres de longues conversations avec des anciens élèves ainsi que ma famille, j’ai décidé de partir. Je ne savais pas si j’étais prêt mais quelque chose me disait que c’était la chose à faire. Aujourd’hui, je ne le regrette absolument pas !

Avant mon départ, les gens me disaient que j’allais revenir avec des amis de tous les coins du monde. Evidemment, à l’époque, je disais que ce n’était pas possible. Actuellement, un de mes meilleurs amis est népalais et l’autre est zimbabwéen.

Mon expérience dans le monde de l’UWC est un sentiment très difficile à décrire. C’est voir des gens stéréotypées par notre société comme «bonnes ou mauvaises» et être surpris. C’est constater que le monde n’est pas un endroit affreux, mais un endroit extraordinaire où tout le monde a une chance de se prouver. C’est savoir que l’existence de conflits n’est qu’un choc de cultures. C’est apprendre a se connaitre et partager mais c’est aussi un endroit pour apprendre et étudier.

Mais alors vous me demanderez ce que c’est que le mouvement UWC exactement. Et je vous dirais que je ne sais pas.

Le mouvement UWC est très difficile à expliquer. C’est un mouvement avec une idéologie très ample et profonde. Il est impossible de parler de l’idéologie en un mot ou une phrase car L’UWC est beaucoup plus que cela. C’est là que vous apprenez à vivre et à construire un avenir. C’est la que vous apprenez à partager, à connaître et à explorer. C’est à L’UWC que je me suis rendu compte de comment les choses fonctionnent réellement dans le monde, sans intermédiaires, pas de journaux, juste des expériences personnelles.

Nasser, 2ème année à UWC Hong Kong

 

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Mon voyage UWC – par Alice

J’aimerais comparer UWC à un voyage en avion. Aujourd’hui en rentrant à Paris après mon premier trimestre à Atlantic College cette idée m’est venue en tête.
Quand on prend l’avion, tous les passagers arrivent d’endroits différents. Souvent j’aime essayer de comprendre d’autres voyageurs, me demander d’où ils viennent, ce qu’ils font, où ils vont. On arrive à la porte d’embarquement et malgré soi, sans vraiment faire attention on remarque les différentes personnes qui sont là. Les familles, les groupes d’amis, les personnes en voyage d’affaire. On retrouve ces personnes là dans l’avion, parfois on les entend parler au téléphone avant de décoller, ou parler entre eux, on ne sait pas ou ils vivent, on ne sait rien sur leur passé ou leur futur mais on en sait un peu plus sur eux. Ce qu’on a en commun c’est ce vol. Puis on atterrit, de nouveau des coups de téléphones, une sorte de sentiment d’excitation d’être arrivé a destination. Tout le monde s’empresse de sortir. On se retrouve à la livraison des bagages, ou on en apprend souvent un peu plus sur les voyageurs en voyant les différentes tailles de bagages. Puis, finalement on sort de l’aéroport où on peut voir les touristes, ceux qui sont attendus par des amis, de la famille ou d’autres par des compagnies organisant un voyage d’affaire. Pour la plupart c’est la dernière fois qu’on les verra. Tout le monde retournera chez soi éventuellement. Chacun dans une direction différente. Peut être que par chance on recroisera un de ces passagers un jour, dans un aéroport ou autre part, sans les reconnaître. En tout cas nos familles, nos amis qui nous attendent à terre et qui n’ont pas pris l’avion avec nous ne connaîtront jamais ces voyageurs, ne sauront pas ce qu’on a remarqué chez eux.
J’ai l’impression qu’UWC c’est, dans une plus grande échelle, un peu comme un voyage en avion. Ma promotion est un groupe de 180 voyageurs cette année à Atlantic College, venant de passés, d’endroits très différents, avec des buts très différents. Ce qu’on a en commun c’est d’avoir décidé de prendre ce vol de deux ans, de faire ce voyage. A la fin du premier trimestre je pense que je suis après le décollage, au moment l’avion est en l’air, relativement stable, et où le signe indiquant d’attacher sa ceinture vient de s’éteindre. Je me rappelle de l’embarquement, le premier jour à AC ou j’ai rencontré ceux qui allaient vivre avec moi ce voyage. Déjà je me posais des questions sur eux, je me demandais de qui est ce que j’allais me rapprocher, ceux que je connaitrais le mieux. Puis nous avons eu deux semaines d’introduction sur le déroulement de la vie au collège, sur les règles et des évènements pour apprendre à se connaître. Un peu comme l’introduction et les consignes de sécurité des hôtesses de l’air. Puis pendant plus d’un mois tout était nouveau, je ne savais pas où donner de la tête, tout était très excitant et parfois impressionnant, le décollage. Je commence seulement à m’habituer, avoir un début de routine, de quotidien fait quand même d’évènements toujours nouveaux.
Les deux prochains trimestres vont être aussi intense différemment du premier, jusqu’au dernier, la dernière ligne droite jusqu’à l’atterrissage. J’essaie de ne pas encore trop penser à la fin du voyage maintenant, le monde est grand mais je sais qu’il est plein d’occasions ou je pourrais revoir les amis que je me suis fait ici et que je vais me faire.
Pour l’instant en tout cas le vol se passe très bien dans l’ensemble avec comme toujours quelques petites turbulences mineures qui font partie du tout. Ce que je sais c’est que j’ai hâte de vivre la suite du voyage et d’apprendre à connaître encore mieux les autres passagers.